Catherine Blackburn, We Honor Fox, 2022.
Traverser le territoire : Ce qui subsiste lorsque les frontières s’effondrent
- Vernissage le dimanche 19 avril à 14h
- Lieu: Galerie d'art Stewart Hall
- Ville: Montréal
La Biennale d’art contemporain autochtone – 8e édition
Hayley Millar Baker, Catherine Blackburn, Susan Blight, Mercedes Dorame, Orlando Dugi, Korina Emmerich, Colectivo H, Juan Carlos Sanchez Munive, Dion Kaszas & Megan Samms, Feras Shaheen, Winsom Winsom
Commissaires : Michael Patten et Armando Perla
La Galerie d’art Stewart Hall est heureuse de présenter l’exposition Traverser le territoire : Ce qui subsiste lorsque les frontières s’effondrent dans le cadre de la 8e édition de la Biennale d’art contemporain autochtone (BACA), commissariée par Michael Patten et Armando Perla. Créée en 2012, la BACA est un événement majeur en arts visuels au Québec. Cette année, elle réunit le travail d’une centaine d’artistes à travers neuf lieux d’exposition distincts.
Traverser le territoire rassemble une constellation de voix autochtones et diasporiques dont les pratiques explorent la survie culturelle, la continuité spirituelle et les savoirs incarnés dans des contextes façonnés par les frontières coloniales, le déplacement et l’effacement. Travaillant dans les domaines du cinéma, de la parure, de l’installation, de la mode, de la performance et de la gravure, les artistes réuni(e)s à la Galerie d’art Stewart Hall posent une question commune : que survit-il lorsque les frontières s’effondrent, lorsque les États-nations, les disciplines et les canons dominants tentent d’interrompre les modes de connaissance, de création et de mémoire?
Plutôt que de présenter la culture comme un héritage statique, les artistes de l’exposition l’activent comme une transmission vivante. Leurs œuvres se déploient à travers le soin, le rituel, la traduction et la pratique incarnée, mettant de l’avant le corps, la voix et le fait main comme lieux où le savoir persiste malgré les ruptures historiques. Ensemble, ils redéfinissent la galerie comme un espace de réparation culturelle, où la survie n’est pas simplement présumée, mais activement soutenue. L’exposition s’articule autour de quatre constellations thématiques interdépendantes. Ces sections reflètent des stratégies communes plutôt que des catégories rigides, permettant aux œuvres de résonner à travers les médias tout en restant ancrées dans des lignées culturelles distinctes.
Une action de tatouage ancestral avec Megan Samms, Dion Kaszas et Dr. Mel Lefebvre aura lieu dans le cadre du vernissage.