Nos relectures imprécises de Yann Pocreau

  • Vernissage le jeudi 23 avril à 17h
  • Lieu: Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal
  • Ville: Montréal

Fruit d’une collaboration ouverte entre la commissaire Manel Benchabane et l’artiste Yann Pocreau qui l’a invitée, l’exposition Nos relectures imprécises se présente comme un espace où les images se libèrent et s’ouvrent aux recompositions de l’esprit, malgré les difficultés de lecture qu’elles nous imposent. Que nous racontent ces images que nous croyons connaître ? Est-il nécessaire de les avoir déjà vues ? Même si l’anonymat les porte et les définit, ces images peuvent vite être universelles. Dès lors, comment peuvent-elles, même floues ou altérées, nourrir notre mémoire individuelle ou collective ?

Pensée autour de l’utilisation de l’image vernaculaire dans le travail de l’artiste, l’exposition réunit de nouvelles propositions – dont un diaporama inédit – ainsi que quelques œuvres antérieures.

Démarche artistique

Les recherches de Yann Pocreau sont portées par l’application de sa pensée photographique aux multiples définitions de la lumière qu’il explore à travers plusieurs médiums donc l’image et l’installation. Cette lumière, son apport narratif à la lecture qu’on fait des images et l’histoire de la photographie font ainsi de plus en plus partie de son vocabulaire. L’artiste s’intéresse à évaluer comment la lumière impacte sur la visibilité du monde que nous habitons, à ses façons de l’enregistrer. Il s’intéresse grandement à sa matérialité, à ce qu’elle sait, informe ou aux affects qu’elle convoque.

Son parcours des dernières années est ponctué d’expositions ayant comme moteur les vertiges cosmiques, cette relation au monde et ses phénomènes, depuis l’Univers jusqu’au centre de la Terre. Entre un simple dialogue avec la science, avec un certain existentialisme, il pense et produit des expositions qui tentent d’aborder les liens macros et micros qui façonnent et dessinent notre environnement, mais aussi et surtout ici aux projections que nous nous en faisons. Il a longtemps défendu la beauté comme une prise de position. Penser non pas la beauté des images, mais plutôt l’idée de beauté lui aura permis de travailler sur les projections de l’imaginaire qu’il défini aujourd’hui plutôt comme un « désir de voir » à travers – entre autres – l’image trouvée.

Qu’espère-t-on voir ? Que cherchons nous dans les images surtout qu’attendons-nous d’elles ? Entre envies, attentes et rêves, comment montrer ou montrer qu’on ne montre pas parle-t-il de notre relation à ce désir de voir? Ces questions l’occupent.

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