J’ai découvert qu’ici les portes ne sont pas barrées de Maria-Claudia Quijano
- Lieu: Maison de la culture Notre-Dame-de-Grâce – Botrel
- Ville: Montréal
Originaire d’une ville où il est nécessaire de renforcer les dispositifs de protection à la maison tels que la surveillance, les alarmes et les clôtures, Maria Claudia a été profondément surprise lorsqu’elle a découvert qu’ici, à Montréal, les portes d’entrée de plusieurs immeubles résidentiels, dont la sienne, n’étaient pas verrouillées de manière permanente. Ainsi, au cours de son expérience d’immigration, les portes débarrées ont pris une signification particulière. Elles symbolisent une ouverture, une liberté de mouvement et une invitation à la découverte de nouveaux espaces et de nouvelles expériences.
Lors de son arrivée au Québec, en 2004, elle a éprouvé un sentiment de sécurité qui lui était étranger dans les rues de Bogota, sa ville natale. Marcher dans la rue avec tranquillité lui a permis de découvrir les subtilités de la vie quotidienne urbaine qui échappent souvent à l’attention des passants pressés. Dans les rues de Montréal, Maria Claudia profite d’une liberté totale pour observer, photographier, filmer et ramasser ce qu’elle trouve.
Cette installation est réalisée en grande partie à partir de matériaux récupérés et d’images tournées lors de ses déambulations à Montréal et dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce. Maria Claudia invite le spectateur à une exploration active pour découvrir des détails et des moments de la vie quotidienne qui passent souvent inaperçus. Elle aimerait que ses œuvres éveillent chez le public la capacité à être surpris par ce qui, à première vue, semble banal.
Maria Claudia Quijano, d’origine colombienne, est une artiste visuelle établie au Québec depuis vingt ans. Elle réside et travaille à Montréal. Formée initialement en psychologie en Colombie, elle a orienté son parcours vers les arts visuels depuis 2018. Après avoir obtenu un baccalauréat en arts visuels et médiatiques à l’UQAM en 2022, elle y poursuit présentement une maîtrise qu’elle prévoit terminer au printemps 2026. Son travail naît d’une pratique de collecte et de transformation de matériaux récupérés, d’un intérêt soutenu pour l’espace urbain, le quotidien, l’immigration, les déplacements et la mémoire.