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Gilles Boisvert : archives de l’Atelier de l’île

Exposition jusqu'au 17 novembre à l’Espace Atelier de l’île

Cette exposition est la deuxième d’une série qui vise à présenter les œuvres importantes provenant des archives visuelles de l’Atelier de l’île, série amorcée en 2018 avec l’exposition des estampes de Bonnie Baxter, et qui se poursuivra avec celle de Jocelyne Aird-Bélanger en 2020.

Artiste reconnu, GILLES BOISVERT poursuit sans relâche sa carrière visuelle depuis plus de six décennies. Ses œuvres ont fait l’objet d’expositions individuelles importantes au Musée d’art contemporain de Montréal, au Musée d’art contemporain des Laurentides et au Musée nationale des Beaux arts du Québec. Peintre, sculpteur, graveur il aura aussi complété une vingtaine de projets d’intégration des arts à l’architecture dont récemment, la façade du Théâtre du Marais à Val- Morin où il réside en permanence.

Après s’être initié à la gravure à l’École des Beaux arts et à l’atelier d’Albert Dumouchel dans les années soixante, il a fréquenté de nombreux ateliers collectifs d’art imprimé tels Arachel, l’Atelier libre de recherche graphique et Graff à Montréal avant d’intégrer l´Atelier de l’île de Val-David au cours des années ‘70. Il collabora à l’installation de la section lithographie de cet atelier que dirigeait alors son fondateur, Michel Thomas Tremblay.

En 1987, l’Atelier quitte l’Île pour s’installer au cœur du village dans le local actuel, qui était à toutes fins pratiques, quasiment vide. Gilles Boisvert, alors devenu président de l’atelier, organisa le déménagement et la réorganisation de ce nouveau lieu de travail, en dessina les plans d’aménagement et supervisa l’installation des presses et des nouveaux équipements. Beaucoup d’efforts furent investis par lui et tout un groupe d’artistes pour relocaliser l’atelier et lui redonner une nouvelle impulsion créatrice. Il poursuivait en même temps un travail personnel intense en art contemporain dont faisait partie l’estampe, un autre des moyens d’expression intégré à sa pratique. Convaincu que l’Atelier était bien en selle et la relève, bien présente, il démissionna après quelques années et retourna à son atelier privé sans pourtant jamais complètement négliger l’atelier qu’il rejoignit à l’occasion de projets collectifs importants dont TOTEM DE PIEDRA et d’autres livres d’artistes importants. Son apport fut capital pour la transition et l’évolution de l’atelier autant par son implication soutenue lors d’années cruciales que pour sa rigueur artistique exigeante.

Par Jocelyne Aird-Bélanger