Organisation du travail et ressources humaines dans les centres d’artistes
Lire l’étude
Le Regroupement des centres d’artistes autogérés du Québec (RCAAQ) est heureux de présenter sa nouvelle étude, Organisation du travail et ressources humaines dans les centres d’artistes, réalisée en 2024 par l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) sous la responsabilité du sociologue et professeur titulaire Guy Bellavance. Cet ouvrage prolonge un premier rapport de 2023, Financement et ressources humaines dans les centres d’artistes membres du RCAAQ, faisant le point sur la situation financière et les conditions salariales dans les centres d’artistes autogérés du Québec.
Un modèle organisationnel singulier sous pression
La présente étude avait comme objectif de recueillir les perceptions de la situation actuelle en matière d’organisation du travail et des ressources humaines dans les centres d’artistes ainsi que d’en explorer l’évolution possible. En synthétisant les principaux enjeux qui touchent les centres, l’étude conduit à relever leurs caractéristiques particulières et les singularités des modes de travail qui s’y trouvent. La forte présence des artistes dans les conseils d’administration et les équipes (autour de 50 % dans les deux cas), la fluidité de l’organisation du travail et la multiactivité professionnelle (80 % des employé.e.s poursuivent des activités professionnelles parallèles), mais aussi le cumul de fonctions et de tâches, les heures de travail additionnelles (non rémunérées), les crises, le roulement du personnel, la perte de mémoire organisationnelle, n’en sont que quelques exemples.
Divisés en trois groupes de perception , soient les centres vulnérables, en redressement et résilients , ils font état de leurs réalités et difficultés de mener à bien leurs missions. Outre l’amélioration des conditions et relations de travail, le rapport conduit à établir un bilan d’initiatives souvent envisagées pour faire face au manque de financement chronique : la diversification des sources de revenus ou encore la mutualisation des ressources. Il se termine sur une réflexion plus générale portant sur la mission et les pratiques organisationnelles du centre d’artistes, et ce dans un contexte où son modèle historique — axé sur l’autogestion, la recherche et l’expérimentation artistique — apparaît particulièrement sous pression. L’étude soumet à cet égard une liste de questions méritant d’être débattues et approfondies, notamment sur la résilience des centres d’artistes et celle d’un réseau artistique unique.
Alors que le milieu des centres d’artistes excelle à générer et à soutenir l’effervescence des arts visuels et actuels à travers le Québec, la consternation face au recul du financement public des arts est grande. La logique de communauté persiste en tant que forme de solidarité et demeure essentielle pour le développement des centres, qui sont des organismes de première ligne pour les artistes et les publics. C’est leur capacité de former des réseaux d’appartenance qui les positionne comme des lieux indispensables dans l’écosystème des arts visuels et actuels, et ce sur le plan local, national et international.
La réalisation de l’étude, Organisation du travail et ressources humaines dans les centres d’artistes, a été rendue possible grâce à la contribution financière du Conseil des arts et des lettres du Québec.
À propos des centres d’artistes
Les centres d’artistes autogérés sont nés de la volonté des artistes de se donner collectivement les moyens pour développer leurs pratiques professionnelles, sans attendre la reconnaissance des institutions. Ainsi, dans la continuité de leur mandat premier, les centres ont développé un ensemble de services pour accompagner les artistes dans la recherche et la réalisation de leurs projets. Ces activités les distinguent en tant que lieux d’essai et d’expérimentation, autour desquels les communautés artistiques se regroupent. On compte environ 80 centres d’artistes à travers le Québec.
Organisation du travail et ressources humaines dans les centres d’artistes
Lire l’étude
Le Regroupement des centres d’artistes autogérés du Québec (RCAAQ) est heureux de présenter sa nouvelle étude, Organisation du travail et ressources humaines dans les centres d’artistes, réalisée en 2024 par l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) sous la responsabilité du sociologue et professeur titulaire Guy Bellavance. Cet ouvrage prolonge un premier rapport de 2023, Financement et ressources humaines dans les centres d’artistes membres du RCAAQ, faisant le point sur la situation financière et les conditions salariales dans les centres d’artistes autogérés du Québec.
Un modèle organisationnel singulier sous pression
La présente étude avait comme objectif de recueillir les perceptions de la situation actuelle en matière d’organisation du travail et des ressources humaines dans les centres d’artistes ainsi que d’en explorer l’évolution possible. En synthétisant les principaux enjeux qui touchent les centres, l’étude conduit à relever leurs caractéristiques particulières et les singularités des modes de travail qui s’y trouvent. La forte présence des artistes dans les conseils d’administration et les équipes (autour de 50 % dans les deux cas), la fluidité de l’organisation du travail et la multiactivité professionnelle (80 % des employé.e.s poursuivent des activités professionnelles parallèles), mais aussi le cumul de fonctions et de tâches, les heures de travail additionnelles (non rémunérées), les crises, le roulement du personnel, la perte de mémoire organisationnelle, n’en sont que quelques exemples.
Divisés en trois groupes de perception , soient les centres vulnérables, en redressement et résilients , ils font état de leurs réalités et difficultés de mener à bien leurs missions. Outre l’amélioration des conditions et relations de travail, le rapport conduit à établir un bilan d’initiatives souvent envisagées pour faire face au manque de financement chronique : la diversification des sources de revenus ou encore la mutualisation des ressources. Il se termine sur une réflexion plus générale portant sur la mission et les pratiques organisationnelles du centre d’artistes, et ce dans un contexte où son modèle historique — axé sur l’autogestion, la recherche et l’expérimentation artistique — apparaît particulièrement sous pression. L’étude soumet à cet égard une liste de questions méritant d’être débattues et approfondies, notamment sur la résilience des centres d’artistes et celle d’un réseau artistique unique.
Alors que le milieu des centres d’artistes excelle à générer et à soutenir l’effervescence des arts visuels et actuels à travers le Québec, la consternation face au recul du financement public des arts est grande. La logique de communauté persiste en tant que forme de solidarité et demeure essentielle pour le développement des centres, qui sont des organismes de première ligne pour les artistes et les publics. C’est leur capacité de former des réseaux d’appartenance qui les positionne comme des lieux indispensables dans l’écosystème des arts visuels et actuels, et ce sur le plan local, national et international.
La réalisation de l’étude, Organisation du travail et ressources humaines dans les centres d’artistes, a été rendue possible grâce à la contribution financière du Conseil des arts et des lettres du Québec.
À propos des centres d’artistes
Les centres d’artistes autogérés sont nés de la volonté des artistes de se donner collectivement les moyens pour développer leurs pratiques professionnelles, sans attendre la reconnaissance des institutions. Ainsi, dans la continuité de leur mandat premier, les centres ont développé un ensemble de services pour accompagner les artistes dans la recherche et la réalisation de leurs projets. Ces activités les distinguent en tant que lieux d’essai et d’expérimentation, autour desquels les communautés artistiques se regroupent. On compte environ 80 centres d’artistes à travers le Québec.