La voûte, le mardi 20 mai à 19h30 au GIV

LE GIV PRÉSENTE LA VOÛTE / THE VAULT
” FACE À LA CAMÉRA /DIRECT ADDRESS “

Mardi 20 mai 2014 à 19 h 30
ENTRÉE LIBRE DANS LES LOCAUX DU GIV 4001, RUE BERRI LOCAL 105
 
FACE À LA CAMÉRA

Elle exécute cette action avant tout pour elle-même.
La caméra arrive bonne deuxième.
Mais il ne s’agit pas d’une compétition entre elle et la caméra.
En fait, elles ont toutes deux le même but.
Puis il y a celles et ceux d’entre nous qui regarderont l’action qu’elle a exécutée avant tout pour elle-même. Il y a possiblement des gens qui l’assistent à gauche ou à droite du cadre, ou derrière la caméra. Leur présence est invisible mais supposée.
Ce programme porte sur la polyvalence de la caméra. J’écris « caméra », mais c’est déjà inexact. Il y a de nombreuses caméras. Et il y a de nombreuses interactions différentes avec la caméra.
La caméra agit comme un témoin. Est-ce là ce qu’elle fait de mieux? Peut-être.
La caméra pose un diagnostic. Est-ce possible? Pas vraiment, mais quand même un peu.
La caméra enregistre. Les images seront-elles fragmentées ou demeureront-elles intactes? Mais quelle importance cela peut-il avoir pour elle maintenant, alors qu’elle exécute cette action pour elle-même?
La caméra est un miroir. Pas un miroir réfléchissant. Pas un miroir pour se contempler le visage, ni pour savoir de quoi on a l’air. Un miroir pour qui elle est maintenant, en ce moment, dans ces circonstances, en train d’exécuter cette action.
Il y a un chien.
Il y a un séchoir à cheveux.
Il y a un costume.
Il y a une action.
Il y a une protestation.
Il y a la mémoire.
Il y a des limites.
Il y a l’endurance.
Il y a la technologie.
Regardez bien.

texte Anne Golden
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DIRECT ADDRESS
 
She does this action for herself first.
The camera is a close second.
But, this is not a race between her and the camera.
If anything, they are in it together.
And then there are those of us who will view the thing she did for herself first. There may be helpers just off to the left or right or behind the camera. Unseen but implied.
 
This is a program about how versatile the camera is. I write ‘camera’ but that is already false. There are a lot of cameras. There are a lot of different interactions with the camera.
 
The camera witnesses. Is that what it does best? Maybe.
The camera diagnoses. Is that possible? Not really, but kind of.
The camera records. Will the images be broken up or remain intact? Why would that matter to her now, doing this thing for herself?
The camera mirrors. Not a reflecting mirror. Not a check my face mirror. Not a mirror for what does she look like, but one for who she is now, currently, in this instance, with this action.
There is a dog.
There is a hair dryer.
There is a costume.
There is an action.
There is protest.
There is memory.
There are limits.
There is endurance.
There is technology.
Watch.

Text Anne Golden

PROGRAMMATION

La petite vision
Manon Labrecque, 1994, 4 min 30 s
Distribution : Vidéographe
Des chiens, des chaises et du spaghetti. Jeux au-dessus du vide.
Dogs, chairs and spaghetti dangle just above the void.
 
Hors-champ de tout doute
Marilyne Fournier, 2013, 6 min 11 s
Distribution : l’artiste
Une perruque, un séchoir, un escabeau et un mouvement de danse aident à définir l’espace et le temps.
A wig, a blow dryer, a stepladder and a dance move help define space and time.
 
Forms of Awareness: Ghillie Suit
Alana Bartol, 2012, 3 min 9 s
Distribution : Video Pool
En tenue de camouflage, la protagoniste se révèle à nous dans diverses villes et banlieues canadiennes, apparaissant tour à tour dans des parcs, des arrière-cours, des sentiers en nature et autres espaces verts.
Through uncamouflagings in Canadian cities and suburban neighbourhoods, Ghillie appears in various green spaces such as parks, backyards, trails and naturalized areas.
 
Aporos
Miriam Sampaio, 2011, 6 min 16 s
Distribution : l’artiste
Un geste physique dans des espaces abandonnés rappelle des passés traumatiques.
A physical gesture in abandoned spaces recalls traumatic pasts.
 
Box Concert
Suzy Lake, 1974, 5 min
Distribution : Vtape
À l’aide de mouvements simples, Suzy Lake déplace une longue boîte plate rectangulaire entre le sol et une table. La boîte agit comme un marqueur des plans horizontal et vertical de l’écran ainsi que de la perspective et de la profondeur de champ à l’intérieur de la surface bidimensionnelle.
Suzy Lake lifts a long, thin, rectangular box from its position along the ground to a position on top of the table in a simple movement, which marks the horizontal and vertical planes of the monitor as well as establishing perspective and depth of field within the two-dimensional surface.
 
Doing My Rounds, Checking Some Rounds
Emily Pelstring, 2013, 5 min 55
Distribution : CFMDC
Une performance solo pour la caméra qui rend hommage à l’art vidéo des années 1970 et qui explore comment la manipulation électronique du signal vidéo peut créer un choré-cinéma pour le corps et la machine.
This solo performance for the camera pays homage to 1970s video art, exploring how the electronic manipulation of the video signal can create a choreocinema for body and machine.
 
Canoe
Meg E. Winks, 2014, 2 min
Distribution : l’artiste
Un canot à la dérive dans la nature sauvage ramène un mystérieux écho.
A canoe floats adrift in the wilderness, drawing a mysterious echo.
 
This is Now
Kirsten Johnson, 2012, 7 min 33
Distribution : GIV
Inspiré du projet Voyager de Carl Sagan, cette vidéo porte un regard ironique sur la communication avec le futur et l’impossibilité du « maintenant ».
Inspired by Carl Sagan’s ‘Voyager Project’, this video is a tongue-in-cheek look at communicating with the future and the impossibility of ‘now’.
 
Blanket (Snow)
Rachel Echenberg, 2003, 4 min 42 s
Distribution : Vidéographe
Dans cette vidéo tournée en mars 2003 au parc Lahaie, à Montréal, durant une tempête de neige, la caméra suit Rachel Echenberg alors qu’elle se dirige vers un banc de parc sur lequel elle reste allongée pendant plusieurs heures. Le son et l’image sont intériorisés, tandis que la neige recouvre peu à peu le corps de l’artiste.
Shot in Parc Lahaie in Montreal during a snowstorm in March 2003. The video follows the action from a distance as Rachel Echenberg walks to a park bench and lays down for several hours. The image and sound continually move inwards as her body becomes covered by the falling snow.
 
Family
Eugénie Cliche, 2014, 1 min 34 s
Distribution : GIV
Une étrange famille surgit.
A strange family surfaces.
 
Tiger Blanket Roll 1
Frederick Belzile, 2012, 33 s
Distribution : l’artiste
Une couverture, une colline de sable, une artiste et un mouvement qui laisse des traces.
A blanket, a sandy hill, an artist and a movement that leaves traces.
 

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