Fuzzy Logic, soirée vidéo, le samedi 14 avril à 20 h

FUZZY LOGIC
SOIRÉE VIDÉO – SAMEDI LE 14 AVRIL À 20H

Dominique ANGEL (France)
Phyllis BALDINO (ÉU)
Messieurs DELMOTTE (Belgique)
Eric DUYCKAERTS (Belgique)
Halflifers (ÉU)
Karin KIHLBERG + Reuben HENRY (GB)
Meesoo LEE (Canada)
Paul McCARTHY (ÉU)
Shana MOULTON (ÉU)
Erik OLOFSEN (Hollande)
Alix PEARLSTEIN (ÉU)
Harald THYS + Jos de GRUYTER (Belgique)
Yudi SEWRAJ (Canada)

Une proposition de Patrice DUHAMEL

Constitué de deux volets, l’un s’intéressant à la science et l’autre à la fiction, le programme
«Fuzzy Logic» macère dans l’idiotie. Ce qui est «idiot» est au sens premier intraduisible, irréductible.
Comme le suggère Jean-Yves Jouannais dans son livre «L’idiotie», il serait ici question d’observer
comment dans ces pratiques vidéographiques s’articule cette sorte d’attitude comme forme de vie,
d’art, de politique et de résistance.

Nous avons tous nos méthodes qui sont la loi de nos façons de faire. Même lorsqu’elles sont
faites de broche à foin. C’est ainsi que nous pensons nous trouver en adéquation avec le monde. C’est
moins le cas pour ceux qui, faisant appel à des moyens navrants, se mettent dans des situations
vraiment impossibles.

Ayant en commun un parti-pris performatif mettant souvent en scène l’artiste lui-même, ces
pratiques «déviantes» ont tout pour nous épuiser. Elles le font avec violence ou encore avec une
candeur franchement désolante. Elles se signalent comme déqualifiées et bancales mais rien ne saurait
leur ôter leur détermination passionnelle. Nous aimons ces pratiques parce qu’elles reproduisent non
seulement la figure sacrificiel de l’artiste que la société requiert pour valider ses lois
comportementales, mais aussi parce qu’elles le montrent alors qu’il se casse effectivement la figure.
Nous détestons ces pratiques, ou aimons les détester, parce qu’elles nous font rire de ce que nous ne
ferions pas nous-même tout en nous faisant oublier que ce n’est que de l’art.

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