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Nicolas Ranellucci et marielle jennifer couture

Vernissage le vendredi 12 novembre à 17h à Langage Plus

Les deux soleils
Nicolas RANELLUCCI
Salle principale

Le projet d’exposition Les deux soleils mêle ludisme et ironie en prenant pour origine une réflexion sur l’avenir du monde et sa propre tragédie. Dans un théâtre du connu et de l’inconnu sont soigneusement placées chacune des fantaisies qui composent le charme post-apocalyptique : cauchemar et divin tergiversent et dessinent autour de nous le paradoxe de la nature humaine.

Comme une platebande luxuriante, l’exposition présente un écosystème régi par la couleur, duquel s’extrait tout naturellement une de ces fables qui guident l’humain à travers sa morosité. Cette fable, c’est celle d’un autre monde habitable qui s’édifie suite à la fin de notre présent. C’est celle de la lune qui ne rencontrera jamais le soleil. C’est aussi celle du géranium qui fleurit même en hiver.

Plongés dans l’imagerie de Les deux soleils, ceux qui regardent et ceux qui rêvent peuvent comprendre que le monde possède des limites, mais que le rêve n’en possède aucune. C’est aussi accepter que sous la laideur de l’apocalypse imminente s’entête une poésie vive qu’il nous faut rejoindre à tout prix.

 

Homéostasies
marielle jennifer couture
Salle projet, Salle vidéo

En ces temps troubles, l’artiste trouve refuge dans la forêt; elle s’y pose chaque jour en toute vulnérabilité et une relation émerge. Les formes consensuelles de la peur s’effritent et laissent place à un constat d’appartenance : nous sommes magnifiques.

C’est une relation qui prend corps par des explorations instinctives. Il s’agit d’un début, d’une rencontre timide avec cet organisme qui contient l’artiste, une quête d’équilibre dans le chaos et l’immensité. Résister dans la lenteur et la contemplation, prendre la mesure de la sensualité du vivant, expérimenter le ravissement d’une mémoire sensorielle effacée par les millénaires : s’abandonner exige beaucoup d’humilité.

En résulte une exploration matérielle par la sérigraphie et l’installation où l’artiste cherche à repenser/retrouver son lien à la nature. Dans cette expérience un constat s’impose : il n’y aura pas de retour possible.