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Les travaux obscurs de Chloé B. Fortin

Vernissage le vendredi 16 septembre à 17h à Vaste et Vague

Ce corpus propose une incursion dans un univers utopique. L’artiste imagine ici un campement de fortune où semblent s’organiser des travaux obscurs menés par un groupe de voyageurs parcourant le territoire à la recherche de matières sombres et intrigantes tirées des profondeurs : minerais, racines et autres matières souterraines qui évoquent l’univers méconnu des sols… Différents appareils, pourvus de lentilles et d’éclairages, laissent croire qu’un étrange laboratoire d’observation se met en place. La topographie particulière de Carleton-sur-Mer est par ailleurs à l’étude et les recherches en cours évoquent autant les activités microscopiques que les phénomènes plus vastes qui affectent le territoire.

Le travail présenté dans cette installation fait suite à un processus de recherche-création portant sur les pratiques de la régénération des sols débuté en 2019. À travers ce projet, l’artiste propose de s’attarder précisément au travail fascinant qu’est celui de fabriquer de la terre, de bâtir du sol. Ici, le territoire nous rappelle à lui vers des phénomènes qui nous dépassent, des connaissances qui nous échappent, vers ses eaux précieuses et autres particules fuyantes.

BIOGRAPHIE
Chloé B. Fortin débute sa pratique in situ en 2009 par le biais du collectif les attentives. Les interventions menées sont furtives et relèvent d’une observation fine du monde végétal (Les frivolités, Dare-Dare, 2009, et Jardin de fortune, Dare-Dare, 2011).

En 2012, elle participe au Festival International des Jardins de Métis avec La collection du jardinier, une proposition critiquant un art du jardin interventionniste par la mise en valeur d’une flore apparue par les forces du laisser-faire (non-jardinage). Plusieurs résidences de création sont menées dans ces mêmes jardins, notamment une infiltration dans la chambre noire de la Villa Estevan qui inspire la création du sentier des curiosités, présenté à la Biennale Barachois In Situ, en 2018. L’artiste propose alors une série de points de vue dirigés par des boîtiers pourvus de lentilles, où les éléments découverts sont magnifiés à même leur habitat.

S’ensuit le début d’un nouveau cycle concerné par les sols : d’abord Les fouilles en 2019 puis Les travaux obscurs, une première exposition solo présentée au Centre d’artistes Vaste et Vague