

Guimond + Lamothe + Amplifier l’errance, guetter le sillon des foulées
Emma-Kate Guimond
The plot
[…] The Plot emprunte à l’esthétique du téléthéâtre tout en traversant un univers d’images reflétant plutôt l’ère numérique et des médias sociaux. Chaque scène est tirée d’une improvisation scénarisée, une charade qui amplifie et crée des sensations au sein du film. Le montage et le travail chorégraphique sont ici comme des surfaces. Les talons claquent, les cuisses glissent, le piano porte les mouvements de Læ Danseureuse comme Isadora porte son voile. Des concepts visuels, comme le flou, le zoom et la transparence deviennent les outils d’exploration d’une politique expansive.
Rock Lamothe
Mutation errante
Avec Mutation errante, une rencontre entre peinture et sculpture, Rock Lamothe signe une œuvre où l’alliage des pratiques convoque un dialogue brut entre les formes. L’artiste offre une déconstruction de nos visions des genres visuels pour élaborer une proposition actualisée qui s’inscrit dans le présent doublée d’une tension entre savoir-faire traditionnel et esthétique étroitement liée à la modernité.
Molly Bertrand
Valérie Cain- Bourget
Laetitia de Coninck
Tina Lam
Pépite et Josèphe
Florence Viau
Commissaire : Galadriel Avon
Amplifier l’errance, guetter le sillon des foulées
L’exposition ratisse, à partir d’un commun mais à la fois pluriel nous, les sols du monde pour détecter ses immémorialités géographiques et géologiques. Constituée comme un laboratoire d’attention, la proposition réunit les travaux des artistes Molly Bertrand, Valérie Cain-Bourget, Laetitia De Koninck, Tina Lam, Pépite et Josèphe puis Florence Viau, et invite à une déambulation somatique comme psychique au cœur de l’espace de monstration devenu, par collages et assemblages, site (sur)naturel. C’est dans une volonté empreinte d’humilité de regarder les possibles (co)présences autour d’objets animés et inanimés que des récits s’énoncent, s’activent. À l’abri de trop grands gestes et dans une certaine économie de moyens, les artistes se contentent de l’exactitude de la matière. Et au milieu d’affects qui s’enchevêtrent, l’idée d’une géopoétique s’infiltre, permettant de sonder les structures du paysage par des détournements, des proximités, des confrontations.