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Freefall de Erik Nieminen

Exposition du 2 au 24 octobre à la Galerie McClure

Freefall (chute libre). Comme un pas dans un abîme, la communauté mondiale est récemment entrée dans une période de chute libre relative, où les anciennes réponses n’apportent que peu de solutions et où de nouvelles architectures doivent être construites. Avec l’apparition d’un nouveau cadre de vie, séparé des autres en raison d’une pandémie, nous nous interrogeons sur nos rôles dans la société. Lorsque ces rôles sont supprimés ou du moins mis de côté, un sentiment de déconnexion se développe. La connexion est une question d’empathie, d’ouverture aux autres. Les peintures sont des objets empathiques qui émergent de l’isolement du studio dans notre monde pour combler le fossé entre notre réalité banale et nos pensées. Bien que les créatures de mes peintures puissent sembler isolées, elles sont en fait une porte d’entrée pour le spectateur dans leur monde. Elles sont un appel à rester en contact avec un esprit humaniste, dans le présent ou à tout moment.

Dans l’espace urbain, on trouve des échappées artificielles, des mini-paradis sous forme de parcs, de biodômes, de zoos et nous visitons ces lieux comme un répit de la vie quotidienne. Vivre en tandem avec la nature était autrefois banal, mais c’est maintenant une sorte de thérapie théâtrale. Je considère la peinture comme une activité imaginative et innovante qui permet de réévaluer et de réformer le quotidien, où les attentes concernant notre monde réel sont prises en compte et ensuite transformées en quelque chose qui a un potentiel renouvelé. Cela ne se fait pas par une transcription individuelle, mais par un processus de reconstruction totale, de peinture en chute libre où tout peut et doit se produire.

Bien que mes œuvres semblent parfois figuratives ou même « réalistes » à première vue, ce n’est pas une de mes préoccupations. Partant essentiellement d’un palimpseste de formes abstraites, de lignes et de couleurs qui se heurtent les unes les autres, mon travail se transforme progressivement en un concept visuel semi-cohérent mais impossible à réaliser. Les lignes tracées et les formes géométriques sont progressivement écrasées par des structures (un arbre, une personne) qui correspondent à notre notion de la réalité, et sont choisies parmi les vastes quantités de vidéos et photographies que je produis. Les éléments figuratifs fonctionnent ainsi comme des alibis pour les idées sur l’espace visuel. Bien que mon travail n’aborde pas le thème du changement climatique comme une forme de message, je m’intéresse à l’impact sociétal et culturel de telles idées et à la conception selon laquelle l’homme peut contrôler la nature en tant que telle.

Erik Nieminen est un artiste finno-canadien né en 1985. Il a obtenu un BFA à l’Université d’Ottawa en 2007 et un MFA à l’Université Concordia de Montréal en 2010. Il a exposé en Europe et en Amérique du Nord, notamment lors de récentes expositions individuelles à Londres, Montréal et New York. Il a reçu de nombreux prix, dont la bourse Elizabeth Greenshields, et est devenu en 2018 le grand gagnant de la Bombay Sapphire Artisan Series. Il vit et travaille actuellement à Montréal.

Visite commentée sur Facebook Live : Jeudi 1 octobre à 17 h Ruche d’art virtuelle : Samedi 24 octobre à 14 h