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03 17 97 de Monique Jean

Vernissage le jeudi 14 mars à 17h30 au Centre d'exposition de l'Université de Montréal

Le Centre d’exposition de l’Université de Montréal, en collaboration avec le secteur des musiques numériques de la Faculté de musique de l’Université de Montréal est fièr de présenter l’exposition 03 17 97 de l’artiste sonore Monique Jean. Candidate au doctorat en musique, Monique Jean figure parmi les compositrices de musique électroacoustique les plus prolifiques de sa génération.

S’intéressant depuis les tout début de sa pratique aux différents lieux de l’écoute : le clos et l’ouvert, le lointain et le proche, le mat et le résonant, le confinement et l’immensité, Monique Jean explore les diverses forces, tensions et chocs de la matière sonore en proposant des univers immersifs, qui sont souvent marqués par une part laissée à l’imprévu. Ainsi, les créations sonores sont abordées de manière installative et participative afin de permettre l’importance du lieu et de convier le spectateur à être totalement imprégné par l’œuvre.

L’exposition 03 17 97 réunie trois installations majeures issues des recherches et préocupations de l’artiste depuis les années 1990. Créée en 2003, l’œuvre monumentale Point dattaches ou les infidélités rotatives est une installation, qui implique quatre-vingts cônes de haut-parleurs datant des années 1950 et 1960. Formant une surface organique animée de sons mouvants aux variations d’intensité et de timbre à peine perceptibles, l’expérience sonore est façonnée par le comportement du spectateur. Par ses déplacements et sa situation dans l’espace, l’auditeur tel une antenne, capte différentes fréquences jusqu’au mirages acoustiques.

Avec l’œuvre collaborative, 13’13’’ pour voix défigurées, conçue en 1997 avec le vidéaste Alain Pelletier, le son et l’image se fondent afin de dévoiler le désarroi face à la destruction et à la perte des repères. Sonorité nerveuse et signes morcelés, le dispositif confronte le spectateur à l’impossibilité de tout voir. Puis, Dancing on the Edge of Darkness, créée en 2017 avec l’artiste Monique Bertrand, propose un véritable dialogue sonore et visuel en mettant de l’avant le sens premier et humaniste de l’idée d’accompagnement. Dans une polyphonie de signes construits autour de la figure d’Hamlet et des fractures intérieures qui divisent l’être, l’œuvre se déploie tel un théâtre intérieur, en huis clos, avec un dispositif offrant un rapport intime à l’œuvre.