Exposition des finissants de la maîtrise en création numérique de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, les 29 et 30 juin à Perte de Signal

PERTE DE SIGNAL accueillera les finissants de la maîtrise en création numérique de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) le 29 et le 30 juin 2018, dans le cadre de la Biennale internationale d’art numérique 2018.

Les premiers diplômés de la maîtrise en création numérique de l’UQAT, les équipes Parsi Parla, Pulsarium ainsi que les étudiants de première année de l’équipe La Cave réaliseront un laboratoire de création à Perte de Signal. Ces artistes de la relève en profiteront pour peaufiner leur présentation de projet afin de les présenter au public le 29 juin lors du vernissage et au MIAN – Marché international des arts numérique, le 30 juin.

« Il s’agit d’une très belle expérience en contexte professionnel et à Montréal! »  affirme Jean-Ambroise Vesac, professeur en design expérientiel et événementiel à l’Unité d’enseignement et de recherche en création et nouveaux médias.

De plus, les artistes-chercheurs de l’UQAT qui les accompagneront présenteront leurs recherches-créations: ScnVir – coexistence (2018) de Jean-Ambroise Vesac, Another Day after Eternity (2017) de Martin Beauregard et Paysage de rêves(2017) de Patrick Gauvin.

PROJETS PRÉSENTÉS

Parsi Parla est un collectif de jeunes créateurs numériques, initialement créé au sein de la maîtrise en création numérique de l’UQAT. Il est composé d’Andréane Boulanger, Jules Boissière, Lise Kniebihler, Valentin Foch, Colin Malgogne et Juliette Pierre.

Parsi Parla a travaillé durant 2 années sur La Forêt numérique. Il s’agit d’un parcours nocturne immersif et interactif, au cœur de la forêt Kiwanis de Rouyn-Noranda, se déroulant du 22 au 24 juin 2018. Cette excursion souhaite mettre en valeur la biologie et le fonctionnement interne de l’écosystème forestier grâce aux technologies numériques. Guidé par la lumière et le son, le public est amené à interagir avec nos dispositifs et le milieu naturel, afin de mieux l’appréhender. Ainsi, le parcours enchanté fait voyager les spectateurs, tout en les amenant à redécouvrir la forêt, dans toute sa richesse et sa complexité. Grâce au numérique, petits et grands peuvent contempler l’invisible et entendre l’inaudible de cet univers si proche de nous et pourtant si mystérieux.

Pour l’exposition à PERTE DE SIGNAL, une partie de l’expérience en forêt sera reconstituée, en amenant des dispositifs présentés lors de notre évènement La Forêt numérique.

Pulsarium est une équipe composée de 4 membres, Camille Barbotteau, Tom Clech, Marwan Sekkat et Romain Sepulchre. En tant que créateurs numériques, ils travaillent sur l’immersion en réalité virtuelle. À travers leurs questionnements sur la sensation de présence et la place du corps dans une expérience immersive, ils lient narration et interaction.
 

                                                       
Bienvenue dans Horos, imaginez-vous dans la peau d’un aventurier, dans une tente au milieu de la savane. Vous rencontrez Séni, guide atypique et charismatique, qui vous guidera tout au long de votre expédition. Vous voyagerez alors entre terre, mer, espace et temps. Faites tout de même attention, certaines entités pourraient bien vous plonger dans les profondeurs du virtuel.
Horos est une expérience en réalité virtuelle composée de deux espaces. Le premier est un espace physique de 3,5m par 3,5m dans lequel vous pouvez vous déplacer librement. Le second espace est un espace virtuel qui enveloppe le premier espace lorsque vous enfilez le casque de réalité virtuelle. Le retour haptique permis par l’expérience renforce l’immersion en intensifiant le sentiment de présence sensorielle et corporelle. Vous disposez d’un corps virtuel qui suit vos mouvements. En vous poussant à vous déplacer et à interagir avec les objets de l’environnement, notamment les objets physiques, nous expérimentons sur les liens que vous développerez entre votre corps réel et sa doublure numérique.

La Cave est un collectif de jeunes créateurs composé de Tim de Bouville, Benoît Adam, Louis Artiges, qui œuvre à la frontière de la création numérique et cinématographique. Au cours de l’année 2017 et 2018, l’équipe a réalisé plusieurs courts-métrages dans le cadre de 48 h de création, dont Un Conte d’Amis Amers à Mort, qui raconte l’histoire de trois colocataires s’offrant des cadeaux pour Noël et finissant pas casser cette illusion de bonheur qu’était la cérémonie. Sa dernière œuvre numérique est un triptyque questionnant les sens, la perception. La première partie, Perception : Machine était une installation composée de plusieurs écrans reliés à des composants informatiques cassés. Les écrans projetaient des images déformées du lieu d’exposition – L’Écart à Rouyn-Noranda. L’idée était d’être dans la vision d’une machine qui peut voir différemment de l’Homme, à plusieurs endroits, dans les recoins les plus sombres. La deuxième partie, Perception : Organe est une œuvre sonore. D’abord, nous rentrons dans un café, puis les sons aux alentours se tassent. Nous devenons microscopiques et percevons tous les organes de notre corps : les neurones, les poumons, le cœur. L’ultime partie, Perception : Néant est une vidéo explorant Glitch et Pixel Sorting. C’est une invitation à appréhender le néant à travers le récit d’un narrateur l’a expérimenté. Qu’est-ce que serait le rien absolu? Un vide sans espace? Une ombre sans lumière? Une mort sans vie?

Jean-Ambroise Vesac, artiste-chercheur, professeur de design expérientiel et événementiel, Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Responsable de l’Espace O Lab, membre collaborateur d’Hexagam, membre de PERTE DE SIGNAL. Les recherches-créations de Jean-Ambroise Vesac explorent le potentiel artistique de l’informatique pour offrir des expériences interactives uniques. Capture 3D, traitement de données, algorithme génératif, interaction et immersion forment les matériaux de son langage artistique. Ses travaux traitent de l’hybridation des humains et des machines conduisant à un être-ensemble numérique. Son projet ScnVir mène une exploration artistique de la simulation située pour offrir un espace libre et ouvert où les participants expérimentent un moment d’art collectif. Dans ce travail, à travers la mobilité, les utilisateurs s’hybrident dans une réalité mixte participative avec des bots, des sons, des objets augmentés et d’autres participants.

ScnVir – COEXISTENCE
Présentée au Centre d’exposition de Val-d’Or (2018), ScnVir — coexistence offre un espace artistique à la croisée de l’esthétique d’une salle d’exposition, d’un espace public extérieur et des jeux vidéo. En préparation de l’exposition, un atelier de médiation a été organisé pour créer des peaux virtuelles qui habillent les bots dans l’installation. Ces textures ont été peintes sur de grands tissus sur le tracé de la peau. Ces bots sont des silhouettes fantomatiques qui murmurent des bribes de poèmes. Une version de ScnVir a été créée pour le festival d’art numérique Espace [i] média à Sherbrooke (2016); celle-ci a pratiquement réhabilité un ancien stationnement en un espace d’art. En 2012, Vesac a présenté à la BIAN Migration numérique, un processus de portrait 3D interactif. En 2014, Soleil, une installation sons/lumières immersive et interactive était présentée à la BIAN en 2012; une partie du contenu sonore a été créée par des jeunes de la communauté lors d’un atelier.

Patrick Gauvin a complété une maîtrise en éducation après avoir travaillé dans le domaine de l’infographie pour la télévision et le cinéma. Il est actuellement étudiant doctorat au programme individualisé (INDI) de l’Université Concordia tout en enseignant l’animation 3D et la créativité à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) à Montréal.

Paysage de rêves (extrait, 2018) est un reportage-documentaire 3D sur le rêve collectif explorant une modalité scénaristique basée sur l’acquisition de témoignages et de photogrammétries à partir d’un environnement de proximité (fieldwork).

Play Plastic (2017) est une réflexion sur le texte de Heather Davis (Life & Death in the Anthropocene). La vidéo dresse un parallèle entre l’accumulation des matières plastiques qui refusent le cycle du carbone dans une perspective d’éternité, et les procédés de réalité virtuelle qui suggèrent d’une manière similaire la pérennité de la matière et de l’espace. L’humain situé au centre de l’anthropocène voit son corps vieillir et son regard évoluer dans un paysage immuable suggérant l’univers du jeu.

Martin Beauregard est diplômé de l’Université du Québec (PhD en Études et pratiques des arts) et de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (PhD en Arts et musicologie). Sa pratique artistique s’articule autour de l’exploration de formes narratives émergentes et complexes en simulation numérique en regard des enjeux sociaux et éthiques liés à l’archive numérique et la mémoire traumatique. Il résulte de ses recherches des œuvres génératives, installatives, vidéographiques, photographiques et impressions 3D.

Another Day After Eternity
Another Day after Eternity (2017) explore la relation entre la mémoire et la médiation d’évènements traumatiques à l’ère des humanités numériques. L’installation vise à mettre en lumière des processus de réinterprétation et de recontextualisation d’archives audiovisuelles d’attentats terroristes survenus à Paris, Bruxelles et Istanbul au cours de 2016 et 2017. L’œuvre ne montre jamais l’horreur des évènements. Elle rend plutôt visible une forme de résurgence des évènements traumatiques dans l’usage du procédé de visualisation du son. Les archives audiovisuelles contaminent et font vibrer des objets et espaces domestiques.
 

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