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SORRY et In Ewig den Zufall betrachtend

Projections jusqu'au 8 octobre au Goethe-Institut Montréal

Les films individuels seront projetés pendant une semaine chacun, du coucher du soleil à 2 heures du matin, sur les vitrines du Goethe-Institut, 1626 boul. St-Laurent, Montréal, Québec, H2X 2T1, Canada et peuvent être visionnés sur un écran intérieur pendant les heures d’ouverture du Goethe-Institut.

Du 25 septembre au 1er octobre nous présentons SORRY de Stefan Panhans :
SORRY
Stefan Panhans
2010
09:35 min.

SORRY (2010) montre, avec un seul plan de caméra constant, une scène oppressante dans un wagon de train à grande vitesse reconstitué. Il s’agit d’une situation immédiatement familière : un train bondé, toutes les places assises sont occupées et les modestes compartiments à bagages désespérément encombrés. De plus en plus de personnes se pressent à travers l’étroit couloir à la recherche d’une niche avec des gobelets de café XXL et des bagages parfois bizarres, car il ne semble pas y avoir plus de place à l’arrière du wagon. Les voyageurs dans le travail de Panhans semblent en outre familiers, car ils représentent des doubles* de diverses célébrités. Ainsi apparaissent la chanteuse Amy Winehouse, le créateur de mode Karl Lagerfeld, l’artiste Jonathan Meese, le chanteur Bill Kaulitz (Tokio Hotel) et – même à plusieurs reprises – l’acteur Johnny Depp. La présence de Lara Croft et d’agents du SEK en grande tenue confère également à la scène une surréalité à la fois absurde et oppressante. Le seul mot prononcé dans la vidéo est un bref « Sorry » de Johnny Depp, qui bouscule accidentellement Bill Kaulitz et s’excuse.

Stefan Panhans (né en 1967 à Hattingen / Allemagne, vit à Berlin et Hambourg) se concentre principalement, dans ses photographies, vidéos, collages de textes et dessins, sur des phénomènes de la vie quotidienne dans la société médiatique et sur des manifestations urbaines. Ses travaux se basent sur des recherches et des observations minutieuses et abordent les effets des médias sur le corps et l’esprit, ainsi que la pression exercée pour la présentation et l’optimisation de soi dans les médias.

Du 2 au 8 octobre, nous présentons Auf Ewig den Zufall betrachtend d’Alicja Kwade :

 

In Ewig den Zufall betrachtend
Alicja Kwade
2014
08:16 Min.
Collection Video-Forum, Neuer Berliner Kunstverein (n.b.k.)

L’installation vidéo In Ewig den Zufall betrachtend (en français: En contemplant éternellement le hasard) montre des dés qui roulent sans cesse de gauche à droite, sans jamais s’arrêter. En utilisant le dé comme symbole de la chance et en le lançant comme méthode de prise de décision ou de recherche du résultat d’un processus, Kwade a trouvé une métaphore formellement simple, mais forte, de la quête humaine de certitude.

Dans ses sculptures, ses installations spatiales et lumineuses et ses œuvres vidéo, Alicja Kwade (*1979 à Katowice / Pologne, vit à Berlin) explore à plusieurs reprises la relation entre la fiction et la réalité. Ses œuvres sont des tentatives formelles d’expliquer des phénomènes scientifiques ou philosophiques et de mettre en lumière notre perception de la réalité ainsi que les conventions sociales. Dans ce processus, Kwade travaille sur les propriétés matérielles, les modes de représentation et les attentes qui y sont associées, ainsi que sur les notions de temps et d’espace.