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Les maitres du monde sont des gens de Clément de Gaulejac

Exposition jusqu'au 30 mai à l'Écart

Commissaire : Marie-Hélène Leblanc

« Le sens commun, c’est la petite monnaie du vivre ensemble. »
— Clément de Gaulejac

En entrant dans la galerie, on plonge dans une fresque tragicomique. Les ultra-riches, sur leurs embarcations, tentent de fuir à tout prix l’apocalypse. Dans l’univers de Clément de Gaulejac, on comprend tout. Inhabituel, n’est-ce pas? Il a chassé le brouillard qui nous obstruait la vue. Comme un phare à l’horizon, une enseigne au néon nous indique le titre de l’exposition : « Les maitres du monde sont des gens ». Prenons le temps d’y réfléchir en découvrant la suite : des portraits dans des cadres ovales inspirés de personnages tout-puissants comme Marie-Antoinette, fière de sa grosse perruque, qui ne s’attendait pas à ce qu’on lui tranche la tête. D’ailleurs, le patron d’Amazon, fier de sa grosse perruque…

Cette exposition « puise aux sources de notre sidération collective devant le mythe de la fin du monde et tous les monstres qu’il active. » Mais qui sont ces monstres? Qui sont ces gens? Quand on lui demande s’il en est un, maitre du monde, Clément de Gaulejac regarde par la fenêtre et dit : « C’est une bonne question; on ne se pensait pas dominant et, tout à coup, on l’est. »