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Land Back — Futurisme autochtone

Exposition jusqu'au 3 juillet au Quai 5160 — Maison de la culture de Verdun

Dans le cadre de La Biennale d’art contemporain autochtone (BACA), qui se tient en même temps à plusieurs endroits au Québec, le Quai 5160 — Maison de la culture de Verdun présente l’exposition Land BackFuturisme autochtone, du 7 mai au 3 juillet 2022.

Dans la science-fiction, comme dans le monde contemporain, les perspectives autochtones sont rarement sollicitées en ce qui a trait au monde futur. Elles sont plus généralement associées au passé.

À contre-courant, plusieurs artistes issus du monde du cinéma, de la littérature comme des arts visuels, se sont tournés vers le futurisme autochtone. Ce mouvement multidisciplinaire artistique et culturel vise à intégrer le point de vue autochtone dans les conversations portant sur l’apocalypse, le surnaturel et les technologies, entre autres.

Cette exposition, par une forte proposition d’œuvres vidéo, réunit les travaux des artistes Beric Manywounds, Casey Koyczan, Kite et Devin Ronneberg. Un dialogue marqué s’installe entre les projections de Manywounds et Koyczan sur le thème de la spiritualité, à travers une esthétique mystique et merveilleuse. Tandis que la vidéo Fever Dream, de Kite et Ronneberg, aborde la question du surnaturel dans le monde autochtone et allochtone, allié à la peur de la fin du monde.

Ces œuvres s’allient aux réalités augmentées et virtuelles de Quinn Hopkins ainsi que du duo Lawrence Paul Yuxweluptun et Paisley Smith ; deux pièces profondément ancrées dans les récits et les créatures de légendes autochtones.

Dans une approche plus matérielle, Chandra Melting Tallow présente ses installations Blood Count et IIKAAKIMAT dans un discours portant sur le monde métaphysique et des rêves. Susan Blight, toujours par le procédé de l’installation, initie une conversation sur le silence du grand public et des autorités gouvernementales face aux crises dont souffrent les peuples autochtones.

Pour ce faire, elle utilise un plant de busseroles — une plante médicinale rattachée aux savoirs Anishinaabe — à titre de vecteur. Cette installation fait écho aux Altered Landscape de l’artiste Michael Namingha, des compositions géométriques et photographiques abstraites de paysages aériens de la région des Four Corners, qui traitent de l’impact environnemental de l’industrie pétrolière.

La Biennale d’art contemporain autochtone (BACA) remercie le Conseil des arts du Canada, le gouvernement du Québec (Conseil des arts et des lettres du Québec, Fonds d’investissement pour le rayonnement de la Métropole), le Conseil des arts de Montréal et ses partenaires diffuseurs.