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Kinga Michalska et Lan «Florence» Yee

Vernissage le jeudi 27 avril à 17h à la Galerie FOFA

En vue dans les vitrines York, Diary (Journal), l’exposition de Kinga Michalska sera présenté du 24 avril au 2 juin 2023.

Diary (Journal) est une méditation photographique sur l’amour, la parenté et l’appartenance queer. Cette série de portraits a été inspirée par l’expérience d’immigration de l’artiste, qui a quitté son pays, la Pologne, pour s’installer à Montréal à la recherche d’une communauté queer en 2011. Ce travail a été exposé à Montréal, Londres (Royaume-Uni), Varsovie, Cracovie et Poznań. En 2021, la série a reçu une mention honorable au concours TIFF Open de la Biennale de photographie de Wrocław.

Kinga Michalska est un.e artiste visuelle et cinéaste polonais.e queer basé.e à Tiohtiá:ke, Mooniyang, Montréal. Sa pratique se penche sur les espaces culturels partagés tels que la maison, la parenté, le territoire et la mémoire à travers une sensibilité féministe queer. Iel crée des images intimes, audacieuses et viscérales avec des sous-entendus ludiques et sensuels. Michalska est titulaire d’un baccalauréat en études culturelles de l’Université de Varsovie et d’une maîtrise en photographie de l’Université Concordia. Ses œuvres ont été présentées au Canada, en Pologne, au Royaume-Uni, en Italie, en Suisse et en Allemagne. Ses projets ont été soutenus par le CAC, le CALQ, Téléfilm Canada, le FRQSC et le Catapult Film Fund. Iel réalise actuellement leur premier long métrage documentaire, Nolandia.

Dans l’Espace principal et dans la Vitrine de la rue Sainte-Catherine, l’exposition What Academia Has Done to Me (Ce que l’académie m’a fait)de Lan « Florence » Yee sera présentée du 24 avril au 2 juin 2023.

Découlant de la question « que perdons-nous lorsque nous nous décrivons nous-mêmes? » Les œuvres de Lan incarnent des angoisses liées à l’identification. Composé principalement d’interventions textuelles, chaque œuvre met en avant les variations du doute de soi tout en reconnaissant leur complicité dans les systèmes qu’il tente de critiquer. Ces angoisses s’expriment par des gestes prolongés et répétitifs brodant méticuleusement des mots sur textile, extrayant leurs absurdités poétiques et pourvoyant un espace ressenti en chaque bordure de page effrangée. L’artiste vous invitent à habiter ses angoisses, à ressentir le poids de chaque mot dans les nervures de la broderie.

L’exposition est accompagnée d’une programmation avec le collectif Kind of a Collective [un collectif, en quelque sorte], créé par Vince Rozario, Lan « Florence » Yee et Mattia Zylak. Celle-ci présentera sous la direction d’artistes, de commissaires et de travailleurs.euses culturel.le.s un projet de partage de connaissances d’une durée de six semaines et abordera les questions du travail créatif, de la durabilité, des limites relationnels et du financement. Il distille les nobles aspirations de transformation sociale en gestes et modes de relation plus intimes et plus discrets, ancrés dans des réalités plus immédiates, qui pourront au bout du compte perdurer plus longtemps dans les mémoires.
– Vince Rozario, commissaire