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Kando

Vernissage le jeudi 14 octobre à 17h30 au Centre culturel Georges-Vanier

C’est avec une énergie sans pareil que Kando est heureux de présenter sa première exposition solo nommée Matrilinéaire, au Centre culturel Georges-Vanier, du 14 octobre au 9 novembre 2021. Son projet se concentre sur la question des inégalités du genre à notre époque. En effet, son histoire personnelle l’a toujours conduit à s’interroger sur le sort des femmes et à chercher des solutions. Tel qu’il le dit: « J’ai grandi dans une société patriarcale polygame, en observant les émotions, les doutes et les revers qu’a subis ma mère, parce que son seul tort avait été d’être née femme ». Tout comme Chimamanda Ngozi Adichie, écrivaine et militante féministe nigériane, l’artiste partage les idées de son essai, parues dans « Nous devrions tous être des féministes »1.

Tout particulièrement, vous découvrirez des œuvres à la marge entre l’action painting, l’expressionnisme et l’impressionnisme, Kando s’inspire de ces mouvements artistiques tout en les remaniant et en plaçant les émotions de ses sujets au cœur de la représentation. Cette technique émotionnelle fait régner une atmosphère entre construction et déconstruction, pour mieux cerner la propre complexité du chaos qui règne autour de ses personnages, dans leurs portraits.

L’exposition va se décliner en deux parties. Tout d’abord, à travers des œuvres picturales figuratives, Kando fait un premier constat s’appuyant sur la réinterprétation de l’iconographie chrétienne où des femmes noires sont dans une position hiératique et vêtues d’un épais drapé, dont le visage serein est en contraste avec le chaos ambiant. Ces figures emblématiques se caractérisent dans une corrélation entre les rapports maternels et le rôle déterminant de la transmission. Dans un second temps, les œuvres consisteront à nous interroger sur des œuvres abstraites, nous mettant ainsi face à un univers intangible où l’œuvre nous donne une pause, telle une invitation à la méditation.

Né à Kinshasa, en République démocratique du Congo, Kando vit et travaille à Montréal (QC). Il est diplômé d’un baccalauréat en design de l’environnement à l’UQAM (2016). En 2020, il a reçu le prix du meilleur (Best of) de la foire d’Art Toronto Outdoor (TOAF), par la Fondation de la famille Rudolph P. Bratty. Il a participé à des expositions au Canada, aux États-Unis, en Afrique et en Europe. Il est également impliqué au sein du Conseil d’administration de l’organisme AF- Flux, Biennale Transnationale Noire.

1 We Should All Be Feminists est un essai de l’auteur nigériane, publié pour la première fois en 2014 par Fourth Estate. Il parle de la définition du féminisme pour le 21e siècle.

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