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Piscine à Abadan, Iran, 1940s, image tirée des archives du British Petroleum, U.K.
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Joshua Schwebel et Sanaz Sohrabi

Vernissage le jeudi 28 octobre à 18h à Clark

Salle 1
Joshua Schwebel
Le Locataire

L’ère de la créativité revisitée est celle d’une ironie amère pour les artistes et leurs institutions. Dans le contexte où la culture offre une façade idéale aux relations publiques du capitalisme néo-libéral, les externalités positives que produisent ceux qui se trouvent dans le « noyau créatif » se retournent contre eux-mêmes. Dans ce scénario, les avantages intangibles que la communauté artistique crée comme des sous-produits de ses activités servent de justification aux politiques culturelles basées sur l’économie ainsi qu’au développement urbain post-industriel parasitaire. Alors que le XXIe siècle est bien entamé, nous savons que l’embourgeoisement mené par les artistes est corollaire à la conversion du « je ne sais quoi » de l’art en une valeur de signe pour les villes qui peuvent en tirer profit. La transformation actuelle du quartier Mile-End à Montréal en un hub créatif n’est qu’un exemple du capitalisme culturel à l’œuvre. Ici, l’édifice du 5455 de Gaspé sert de point de rencontre aux acteurs structurellement liés que l’on identifie aisément comme des joueurs actifs dans l’exode de la communauté artistique vers d’autres locaux industriels en attente de leur renaissance culturelle : la politique de développement culturel de Montréal imprégnée d’un optimisme numérique, Allied Properties et sa promotion du bâtiment auprès d’entrepreneurs créatifs, ainsi que les entreprises locataires qui récoltent les avantages d’un siège social situé dans un quartier dont la tendance se matérialise sur les pages lustrées d’un magazine de style de vie axé sur la culture.

 

Salle 2
Sanaz Sohrabi
Hiding in Plain Sight: Archives of Oil

Dans cette exposition, l’artiste iranienne Sanaz Sohrabi nous présente une série de photographies personnelles, des collages, des images d’archive et des images éphémères. Réunies, ces œuvres abordent les façons dont la lutte pour les ressources naturelles (pétrole, gaz, eau) sera toujours interconnectée à l’histoire et à l’héritage du colonialisme. Ironiquement, pour la plupart des pays producteurs de pétrole souhaitant se libérer de l’oppression de leur colonisateur, la seule façon d’y arriver passait par le pétrole. Cette libération signifiait qu’au Moyen-Orient, les entreprises pétrolières locales prenaient racine en nationalisant cette énergie à un moment de changements radicaux et de déplacement des frontières.

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