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Gould, Lewis & Taggart, Anderson & Schidlowsky

Vernissage le jeudi 25 octobre à 20h à Clark

Salle 1
TREVOR GOULD /
TALKING TO DEATH : AN ALLEGORY FOR SCULPTURE
Depuis plusieurs années, l’artiste est fasciné par la fresque Apollo et les continents de Tiepolo (1752-1753). Dans cette œuvre historique tout comme dans l’œuvre présentée à CLARK, on retrouve une référence au mythe grec d’Europe dont le nom fût utilisé pour nommer le continent que nous connaissons aujourd’hui. De ce mythe est né cette ambition de peupler d’autres territoires (…) “les Anciens accordèrent le nom d’«Europe» à une des quatre parties du monde, tandis qu’ils lui élevaient un culte, et que ses frères partis à sa recherche fondaient des colonies.” De la colonisation découle autant l’exploitation et la domination d’un territoire que de la mise en place d’inégalités entre les colons et les autochtones issus de ce territoire. Né en Afrique du Sud, Gould parle autant de ce qui a été et est vécu dans son pays que de ce qui se passe ici et sur tout territoire marqué par toutes formes de suprématies (économique, sociale, militaire, culturelle, etc.). (…)
+ d’infos : http://www.centreclark.com/fr/projects/talking-death-allegory-sculpture

Salle 2
LEWIS & TAGGART /
SCULPTURE FROM THE BLOCK
À sa source, le travail sculptural de Lewis & Taggart correspond à des moments de heureux hasards. Les artistes canalisent les récits générés par des coïncidences subtiles, et amplifient toute l’éloquence de la contingence. Ces accidents mobilisateurs ne sont pas pigés aléatoirement de la panoplie de rencontres fortuites ou étranges qui surviennent en marge de la réalité quotidienne, ils sont plutôt filtrés à travers un cadre rigoureux de propriétés requises—un cadre qui n’est pas tant complexe qu’il est dynamique. Lewis & Taggart se penchent sur une matière qui est fonctionnelle, mais transitoire. Leur travail est souvent déclenché par de petits objets éphémères, qui se déplacent dans le monde à travers des réseaux d’échange et de commerce énigmatiques qui échappent à l’observation. Comme des oiseaux migratoires, ces objets imprimés et ces dispositifs remplaçables voyagent souvent sur de grandes distances sans que nous le réalisions, afin de remplir leur fonction prévue. (…)
+ d’infos : http://www.centreclark.com/fr/projects/sculpture-block

Poste audio
FORTNER ANDERSION & JAMES SCHIDLOWSKY /
LE POÈME PERPÉTUEL
Le poème perpétuel est une installation sonore qui présente à l’auditeur ou à l’auditrice un flux continuel, et quasi perpétuel, de poèmes originaux en anglais. Chaque poème de 10 mots est lu par la voix de l’auteur et chaque poème est unique. Les poèmes sont créés à partir d’une matrice de 100 mots répartis en 10 rangées et 10 colonnes. Le choix des mots, selon leur position dans la matrice, est déterminé par des contraintes syntactiques et poétiques. Par exemple, les mots de la rangée 1 sont tous des adjectifs de quatre syllabes et ceux de la rangée 2 sont des noms de trois syllabes. À partir de 100 fichiers sonores, l’ordinateur génère une nouvelle combinaison de manière à créer un nouveau poème de 10 mots en choisissant au hasard un mot de chaque rangée. Les contraintes de composition assurent que les combinaisons de 10 mots générées sont cohérentes, tant sur le plan syntactique que poétique. Le nombre de poèmes possibles est donc de 10 milliards. Cela prendrait environ 6 971 années d’écoute continuelle pour entendre toutes les combinaisons possibles.
+ d’infos: http://www.centreclark.com/fr/projects/le-poeme-perpetuel