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Phanie Bernier par Antonin Monmart; Mathieu Léger par Annie France Noël

AdMare présente : Traversées

Exposition du 4 juin au 3 juillet à la bibliothèque Jean-Lapierre

Exposition de fin de résidence des artistes Phanie Bernier (Îles-de-la-Madeleine, QC) et Mathieu Léger (Moncton, N.-B.)

Présentée par AdMare, centre d’artistes en art actuel des Îles-de-la-Madeleine

Cette exposition présente les œuvres des artistes Phanie Bernier et Mathieu Léger réalisées dans le cadre des Traversées, un projet de résidences croisées initié par AdMare, centre d’artistes en art actuel des Îles-de-la-Madeleine, en partenariat avec la Galerie Sans Nom (Moncton, Nouveau-Brunswick).

Les artistes devaient initialement se rendre sur le territoire de l’autre pour réaliser leur résidence de création, mais ont finalement dû rester dans leurs provinces respectives en raison de la pandémie. Phanie et Mathieu ont malgré tout su s’adapter à cette situation imprévue et en ont fait l’une des matières d’explorations de leurs œuvres, teintées d’impressions abstraites de lieux tant réels qu’imaginaires.

Après avoir mené un long processus de défrichage d’images du Nouveau-Brunswick à travers le Web, Phanie Bernier a souhaité explorer davantage le caractère sensible de la lumière et de la couleur qu’elle avait pu y observer. Ainsi, l’approche et les thèmes principalement figuratifs explorés au cours des premiers jours de sa résidence ont évolué vers des illustrations au crayon de bois aux représentations plus abstraites : l’artiste a mis sur papier ses impressions poétiques des souvenirs simulés et accumulés de la province maritime, dans laquelle elle a virtuellement voyagé. Dans sa démarche, l’artiste, graphiste et illustratrice intègre l’utilisation de papiers et de dessins qui deviennent des séries de petites œuvres. Elle trouve son inspiration au travers d’enquêtes sur le quotidien et les microévénements banals qui le constituent.

La série Locum absentis[1] de Mathieu Léger a été créée sur la base d’observations fournies par des gens des Îles-de-la-Madeleine. Ces derniers ont été invités à transmettre à l’artiste, par écrit, leurs observations d’un lieu de leur choix en suivant un protocole précis. L’artiste a ensuite produit une vingtaine de dessins abstraits à partir de chacune des descriptions reçues. Les dessins ne présentent toutefois que certains aspects de celles-ci – ils consistent en une interprétation de l’interprétation des témoins. Ce jeu d’analyse et d’abstraction est pour l’artiste une manière de trouver l’essence d’un lieu. Sa démarche s’apparente en effet au processus de construction d’un imaginaire lors de la lecture d’un livre, en opposition par exemple au visionnement d’un film, où l’image est préfabriquée et donnée à son public. Selon Mathieu Léger, « la liberté de l’imaginaire est de plus en plus précaire, tout semble maintenant prescrit; la libération de l’imaginaire sera la prochaine étape de l’épanouissement culturel ». Le projet que l’artiste propose dans cette exposition s’inscrit dans une démarche plus large dans laquelle l’étude du lieu occupe une place importante. Depuis plus de vingt ans, il réalise des résidences artistiques en série, ce qui lui permet d’habiter et de découvrir artistiquement et anthropologiquement différents coins du globe.

BIOGRAPHIE DE PHANIE BERNIER

Originaire du Bas-Saint-Laurent, Phanie Bernier vit et travaille aux Îles-de-la-Madeleine. Elle est détentrice d’un baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’UQAM et est également formée en design graphique. Artiste multidisciplinaire, elle puise son inspiration au travers des rencontres et des petits événements banals du quotidien. Ses sujets de prédilection sont le multiple, la texture, la série, l’absurde, les plantes, les êtres humains et la moisissure.

BIOGRAPHIE DE MATHIEU LÉGER

Mathieu Léger est né dans les provinces maritimes du Canada. Artiste-en-résidence en série, il a participé à plus de 70 résidences d’artiste. Ses projets incarnent des idées autour de la nature sauvage et du temps géologique, lui permettant d’examiner les procédés du monde naturel. Tentant d’appréhender le temps et l’espace, ses projets se concrétisent sous forme de performances, de dessins, de photographies et d’installations. Léger médite sur plusieurs projets à long terme, où il scrute les aspects physiques de la conscience spatiale à travers la performance, l’image et le son. Il se partage entre des pays lointains et Moncton. Mathieu Léger remercie le Conseil des arts du Nouveau-Brunswick, le centre d’artistes AdMare, la Galerie Sans Nom et les gens des Îles-de-la-Madeleine pour leur soutien à ce projet.

AdMare souhaite remercier ses partenaires : Le Conseil des arts et des lettres du Québec, le Conseil des arts du Canada, le Secrétariat du Québec aux relations canadiennes, le Conseil des arts du Nouveau-Brunswick, La Galerie Sans Nom, L’Usine Utopik, la réCréation aux Îles et la Municipalité des Îles-de-la-Madeleine.

Consulter les heures d’ouverture de la bibliothèque Jean-Lapierre : https://www.muniles.ca/loisirs-et-culture/bibliotheques-et-vie-culturelle/bibliotheques/

[1] Locum absentis : le lieu de celui qui est absent, ou le lieu de la chose qui est absente.