Enquête sur les besoins numériques des centres d’artistes autogérés du Québec

Le Regroupement des centres d’artistes autogérés du Québec (RCAAQ) et son comité numérique ont entamé au printemps dernier un processus pour sonder les capacités et les besoins numériques des centres d’artistes autogérés du Québec. Amorcée à la suite du forum des membres 2019 portant sur le numérique, cette initiative est devenue d’autant plus pertinente dans le contexte de la crise déclenchée par la COVID-19. En effet, la pandémie a fait ressortir les inégalités entre les organismes et leur facilité à adapter leur fonctionnement et leur programmation. La situation a notamment mis en évidence un manque important d’infrastructures numériques de base et de compétences nécessaires pour assurer le bon fonctionnement et la mise à jour de ces infrastructures. Nous publions aujourd’hui le rapport faisant ressortir les points saillants de cette enquête avec l’espoir que celui-ci puisse trouver écho et servir de base pour un dialogue fécond avec le milieu culturel et les subventionneurs.

Abordant les thématiques centrales, soient les équipements et outils, les compétences et expertises, ainsi que le financement, l’enquête permet d’identifier les inégalités et obstacles auxquels les centres d’artistes sont confrontés dans leur développement numérique et d’en déceler les besoins les plus pressants. Elle vient également éclairer la question de l’appréciation du modèle de financement du numérique par projet, adopté par le Conseil des arts du Canada avec le Fonds Stratégie numérique et par le Conseil des arts et des lettres du Québec avec le programme Exploration et déploiement numérique. Parmi les thèmes qui apparaissent de manière récurrente au sujet de ces programmes, nous pouvons retenir l’idée d’un seuil de complexité qui favorise les organisations avec un budget plus élevé, une équipe plus grande et une maîtrise préalable de connaissances et compétences liées au numérique. Ainsi, plusieurs répondant.e.s considèrent que ce type de financement axé sur l’innovation et la notion d’initiative ou de projet ne répond pas aux besoins numériques élémentaires de la majorité des centres. Les réponses nous portent donc à croire que ces programmes contribuent à approfondir l’écart entre ceux qui sont bien outillés et ceux qui ne le sont pas.

Combler les besoins numériques élémentaires

Nous comprenons que la réorganisation du fonctionnement des centres d’artistes liée à la pandémie et ses périodes de confinement doit s’inscrire dans la durée. Plutôt que de penser en termes de réponses spontanées face à l’urgence, il nous faut considérer des modes de travail et des activités de diffusion et de production qui garderont leur pertinence à long terme. À ce titre, les centres d’artistes ont partagé leurs besoins, actuellement exacerbés, en termes d’infrastructures et d’accès à des savoirs et compétences liés au numérique.Nous pensons qu’une partie de la réponse à ces besoins se trouve dans un accès facilité à du financement et dans un choix de programmes plus diversifié. Un soutien supplémentaire de la part des subventionneurs permettrait de pallier ces besoins élémentaires pressants et ainsi, de stimuler le développement numérique pour un plus grand nombre d’organismes culturels.

Consultez le rapport sommaire de l’enquête

RENSEIGNEMENTS
 
Rose de la Riva
Responsable des communications
communication@rcaaq.org

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