Amours fatales d’après Andromaque, Bajazet et Bérénice de Racine, représentations jusqu’au 8 mars à Espace Libre

Texte | Jean Racine

Adaptation et scénographie | Jean Asselin
Mise en scène| Réal Bossé (Andromaque),Sylvie Moreau (Bajazet), Jean Asselin (Bérénice)
Distribution | Pascal Contamine, Kathleen Fortin, Marie Lefebvre, Gaétan Nadeau,
Charles Préfontaine
Son Yves Daoust|| Costumes | Judy Jonker|| Lumières | Mathieu Marcil
 
Après avoir adapté Shakespeare en 2013 avec Fatal (d’après Henry VI), OMNIBUS le corps du théâtre s’empare cette fois des classiques Andromaque, Bajazet et Bérénice de Jean Racine, le maître de la tragédie classique française, pour nous proposer Amours fatales, en trois courtes pièces, à compter du 11 février 2014 sur la scène de Espace libre, à Montréal.
 
Amours fatales, le coup de foudre pour Racine
Les héros raciniens sont les victimes de leurs passions exacerbées et incontrôlables, aimant quelqu’un qui en aime un autre, dont les furies vengeresses provoquent une succession terrible à l’issue fatale.
 
Jean Asselin, l’homme derrière l’adaptation et la scénographie de ces trois grands drames historiques, a, avec ses complices de toujours, Sylvie Moreau et Réal Bossé, choisi de camper les personnages et l’action, non pas, comme l’avait fait Racine, dans l’antiquité grecque, ottomane et romaine, mais dans la préhistoire, à la fin du XVIIe siècle et à notre époque actuelle.
 
Racine n’est pas actuel; il est de tout temps !
 
Ainsi, Andromaque (1667)où se jouela vérité des passions, évolue à l’ère préhistorique dans un carré de terre de 6 mètres par 6 mètres ; Bajazet (1672, année où Racine est élu à l’Académie française)oùse multiplient passions impulsives et intrigues machiavéliques en plein cœur d’un palais à Constantinople, se déroule sur un carré de tapis persans de 5 mètres par 5 mètres ; et Bérénice (1670) où se révèle le deuil des sentiments, se passe sur un carré de marbre de 2 mètres par 2 mètres, symbolisant Rome aujourd’hui. Au fur et à mesure des scènes conjugales, le temps s’écoule, le territoire physique et mental se modifie, rétrécie, passant d’un vaste territoire à un salon moderne.
La mise en scène de Andromaque est assurée par Réal Bossé; Bajazet par Sylvie Moreau et Bérénice par Jean Asselin.
 
JEUDI-DISCUSSION | 20 février, après la représentation de 19h
Avec l’équipe artistique | Animée par Jean Asselin
 
VENDREDI-ENTRETIEN | 21 février, après la représentation de 19h
Le crime passionnel | Mené par Paul Lefebvre, conseiller dramaturgique au CEAD.
 
ESPACE LIBRE | 1945, rue Fullum, Montréal (Métro Frontenac)
BILLETTERIE | 514-521-4191 ou achat en ligne | espacelibre.qc.ca
Régulier : 32$ | Moins de 30 ans : 25$
Prévente : 24$, offre valable jusqu’au 11 février à 19h30 pour les représentations des 12, 13, 14 et 15 février.
Durée du spectacle : 1h35
Du mardi au samedi à 20h | Les 20 et 21 février à 19h
 
Omnibus, le corps du théâtre
Depuis sa fondation en 1970 par Jean Asselin et Denise Boulanger, Omnibus s’est taillé une solide réputation grâce à son travail du corps et à la traduction des émotions par le geste. Étroitement associé à l’École du mime, Omnibus fait oeuvre de pionnier du théâtre gestuel et exerce une grande influence sur le travail de plusieurs artistes. Omnibus pousse ainsi toujours plus loin l’intégration du geste et de la parole, et ce autant par le biais du théâtre moderne qu’à travers les grands textes du répertoire classique.
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