Appel aux visuels | Inter n. 135 – Métamorphoses et fluidité / Revue Inter

Appel aux visuels | Inter n. 135 – Métamorphoses et fluidité

La revue Inter est à la recherche de visuels pour enrichir son prochain numéro, construit autour du thème de la métamorphose. Vous pouvez soumettre des œuvres du présent ou du passé, des images en lien avec l’actualité du monde artistique, des documents d’archives, etc.

Les pages visuelles sont rémunérées. Cette rémunération des collaborateur.ices est établie par cotes selon le type de proposition soumise, et déterminée à la sortie du numéro selon le nombre de collaborations.

Veuillez adresser vos questions et vos propositions à redaction@inter-lelieu.org!

Format des images | 300 dpi, format JPEG ou TIFF, minimum 46 x 30 cm

Date limite | 22 mars 202

« Face à la censure des Suppliantes d’Eschyle par des militants qui se revendiquent antiracistes, le metteur en scène Philippe Brunet explique : « Le théâtre est le lieu de la métamorphose, pas le refuge des identités. Le grotesque n’a pas de couleur. Les conflits n’empêchent pas l’amour. On y accueille l’Autre, on devient l’Autre parfois le temps d’une représentation. Eschyle met en scène à l’échelle du monde. » En cette époque de crispation identitaire, où l’individu est réduit à son appartenance à un groupe, à son allégeance à une idéologie, il faut envisager la métamorphose comme une fluidité entre soi et l’autre, mais aussi entre l’original et la copie, entre le vrai et le faux. À l’ère de la technologie de fabrication des images (deep fake) et de certains médias (fake news), les procédures d’authentification ne sont plus adéquates. On craint d’une part la falsification du réel, mais on peut d’autre part assister à de nouvelles fluidités : de nouveaux contenus émergent sur les réseaux, sans auteurs ou dont les auteurs sont fictifs ; ils se métamorphosent afin d’acquérir une plus grande puissance de diffusion et de contamination. Ce contenu viral connaîtra des mutations qui lui permettront de contaminer le plus grand nombre d’individus et de réquisitionner leur temps-cerveau. Ainsi, tous les contenus, signes, images, gestes, ont pour mode d’être une métamorphose sans fin, ne connaissant plus d’origine. »
– La rédaction

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