Tony Cokes Black Celebration: A Rebellion Against the Commodity, 1988 (image tirée de la vidéo). Vidéo monobande, noir et blanc, son, 17 min 17 s Don de Marshall Field’s par échange (2020.3)
Labeur
- Lieu: Galerie Leonard & Bina Ellen
- Ville: Montréal
Commissaire : Ingrid Jones
Avec la participation de Natalie Asumeng, La Tanya S. Autry, Tony Cokes, Chantal Gibson, Tanya Lukin Linklater, Kosisochukwu Nnebe, Leanne Betasamosake Simpson et Martine Syms
Inspirée à la fois par les réflexions de Claudia Rankine sur les microagressions présentées dans Citizen : ballade américaine, et par les thèmes de la perceptibilité, Labeur a pour objectif de lever le voile sur le travail invisible des colonisé·e·s. L’exposition dénonce les préjugés sociaux et raciaux depuis les perspectives de la noirité et de l’autochtonie en explorant, entre autres, comment le travail invisible pourrait être allégé et transféré vers la culture dominante. Les œuvres évocatrices de Natalie Asumeng, La Tanya S. Autry, Tony Cokes, Chantal Gibson, Tanya Lukin Linklater, Kosisochukwu Nnebe, Leanne Betasamosake Simpson et Martine Syms examinent les manifestations de la suprématie blanche au sein des paradigmes de pouvoir institutionnels et leurs effets corrosifs sur les personnes autochtones, noir·e·s et de couleur (PANDC). Ce faisant, cette exposition met en évidence et révèle le labeur invisible tout en valorisant des solutions alternatives issues des communautés noires et autochtones. Labeur interroge les motivations derrière notre inclusion dans les espaces institutionnels. À qui revient le droit de raconter nos histoires ? Notre rage face aux microagressions et à la discrimination est-elle légitime ? Et comment faire de notre droit à un repos amplement mérité une forme de résistance ? En repensant les manières dont les colonisé·e·s perçoivent, interagissent avec et, en fin de compte, remettent en question les forces qui façonnent notre monde, Labeur devient un puissant espace de contestation.
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Commissaire et directrice artistique établie à Toronto, Ingrid Jones, explore les intersections entre les pratiques curatoriales décoloniales, les solidarités transnationales et les politiques de représentation muséale. Ses recherches abordent les thèmes de la marginalisation et du refus à travers les installations, les médias et les projets collaboratifs. Ses récentes initiatives portent sur les pratiques libératrices de la diaspora africaine (Liberation in Four Movements, 2024), sur le labeur invisible des travailleur·euse·s racisé·e·s des milieux artistiques et culturels (Labour, 2024–2025), ainsi que la nostalgie à l’égard des communautés racialisées, telle que façonnée par la suprématie blanche (Nostalgia Interrupted, 2022).