© Laure Bourgault, Fontaine claire, vidéo, arrêt sur image, 2025.

Fontaine Claire de Laure Bourgault

  • Vernissage le jeudi 15 janvier à 17h
  • Lieu: Caravansérail
  • Ville: Rimouski

Fontaine claire explore, de manière polyphonique, le temps long du développement industriel et la complexité d’un territoire hétérogène, contesté et stratifié. L’exposition s’articule autour de deux installations vidéographiques. Dans l’espace principal, l’œuvre Fontaine claire met en dialogue des archives sonores anciennes — récits et chants évoquant la vie sur le territoire du Wolastokuk/Bas-Saint-Laurent — avec des images contemporaines du littoral laurentien. Ce montage fait émerger une mémoire des formes de vie et de travail, révélant les continuités entre l’exploitation passée des ressources et les promesses actuelles d’une transition énergétique dite « verte », inscrites dans des réseaux commerciaux mondialisés. La matérialité de l’installation, mêlant catalogne artisanale et fragments automobiles, prolonge cette réflexion. En contrepoint, la vidéo Capture-Recapture propose un essai visuel sur le développement industriel du Nord, montrant comment promotion médiatique et savoirs scientifiques ont conjointement soutenu l’appropriation territoriale et industrielle des espaces nordiques.

Laure Bourgault est artiste et doctorante en géographie à l’Université de Genève et en histoire de l’art à l’Université du Québec à Montréal, vivant à Tiohtià:ke/Montréal. Ancré dans une approche collaborative, archivistique et documentaire, son travail récent porte sur les géographies de l’extraction et le rôle des images dans les processus d’organisation collective. Elle a récemment réalisé des résidences de recherche à la Fondation Grantham pour l’art et l’environnement, au Centre Canadien d’Architecture, à Est-Nord-Est, et présenté son travail au Musée d’art contemporain des Laurentides, à la Galerie de l’Université de Montréal, à AXENÉO7 et à L’Œil de Poisson. Depuis 2018, elle coédite avec AM Trépanier la plateforme éditoriale Cigale.

L’artiste tient à remercier la société historique de Rivière-du-Loup et Daniel Plante, archiviste, pour l’aide à la recherche et l’accès aux archives sonores et aux archives liées au site de Gros-Cacouna; à Cacouna, Yvan Roy, Yolaine Fillion et Isabelle Dorval, conseillères en agroenvironnement au Groupe Pousse-Vert, Louis D’Amours, maître de port de Gros-Cacouna, Robert Gagnon, directeur du Parc Kiskotuk, la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk pour l’accès au site du belvédère Putep’t-awt, le Cercle des fermières de Cacouna, Pièces d’autos GRD, la municipalité de Cacouna; pour leur soutien logistique et l’hébergement Hélène Marquis, Caroline Marquis, Jean-François De La Sablonnière, Fenna Lubbers-Marquis, Suzanne Vaillancourt, Jean-Paul Marquis et André Denis; et pour leur aide précieuse Justin Leduc-Frenette, Casper Wolski, Antonin Bourgault, William Hayes-Dulude, Jérémie St-Onge et Flor Taillefer-Perez.

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