Tina Lam, Po B. K. Lomami et Abi Hodson
- Lieu: Galerie FOFA
- Ville: Montréal
Ce printemps, la Galerie FOFA présente trois expositions qui abordent des infrastructures cosmiques, urbaines et psychiques. À travers l’installation, la photographie, la vidéo, le son et la sculpture, les artistes explorent les limites de la perception où des forces invisibles, – cosmiques, matérielles et historiques – invitent à des formes de rencontre tactiles et incarnées.
Dans l’espace principal, Tina Lam présente …et le Cosmos revient réclamer sa place. Depuis des millénaires, l’humanité tourne son regard vers le cosmos comme source d’inspiration, d’émerveillement et de mystère. Parmi ces mystères, les neutrinos, des « particules fantômes » presque indétectables, et pourtant cent mille milliards d’entre elles traversent nos corps chaque seconde. Poursuivant son exploration de l’enchevêtrement de l’humanité avec l’inconnu et le plus-qu’humain, Lam réalise des interventions de land art à l’aide de film d’aluminium noir, ou cinefoil. Modelé à la main sur des arbres et des rochers puis ramené en galerie sous forme de coquilles sculpturales et fantomatiques, le cinefoil rend les surfaces à l’obscurité silencieuse du cosmos.
Dans les vitrines York, Po B. K. Lomami présente Compartimental, qui aborde les architectures que nous construisons pour vivre avec ce qui nous dépasse. L’exposition pose une question urgente : quelle est l’infrastructure du cloisonnement et que se passe-t-il lorsque ces compartiments s’érodent, saignent ou s’effondrent ? À travers installations, images, sons et textes, les œuvres tracent des infrastructures physiques et émotionnelles organisées comme des chambres psychiques faites de seuils et d’histoires interrompues. Ici, la fragmentation est une partition nécessaire qui permet à la vie de se poursuivre au milieu de la violence et des ruptures. Sous pression, les compartiments respirent, fuient et contiennent rage, deuil, opacité et endurance active.
Dans la Boîte noire et la vitrine Ste-Catherine, Abi Hodson présentePeep Show: Parallel loops, Porous lines. Des judas et une vidéo réactive au mouvement révèlent des sites où des membres se fondent aux matériaux qui construisent et reconstruisent continuellement le corps de Montréal. Le chantier se superpose au corps humain, formant une parenté trouble où les systèmes de contrôle, de valeur et de normativité convergent et se fissurent. Les matériaux de construction et les images du chantier sont recontextualisés à travers le langage visuel du voyeurisme, déplaçant construction et reconstruction vers un registre érotique et ouvrant un espace où quelque chose d’autre, d’inconnu, peut émerger.
L’entrée est gratuite, la galerie est accessible en fauteuil roulant et tout le monde est bienvenu. La majorité du contenu des expositions est bilingue. Pour plus d’informations, visitez notre site web.