Jeanne et la grande Ourse
- Lieu: Ahkwayaonhkeh
- Ville: Québec
Jeanne R. Bastien, du clan de l’Ours, était une femme forte et courageuse, une femme d’affaire qui a veillé à combler les besoins de sa famille toute sa vie, malgré des problèmes de santé.
Sylvie Paré, sa petite-fille, a réveillé l’héritage qu’elle lui a légué, une tunique dont elle a fait confectionner un double* dans les moindres détails, avec attention et soin. Elle s’accompagne ici d’une collerette, portée par Jeanne en 1926, un trésor découvert durant l’enfance de l’artiste au grenier de la maison familiale.
Esprit de sagesse, de protection, l’ours guérisseur revêt à son tour la tunique de Jeanne, est réuni avec celle qu’il a protégée, étendant le cercle de sa bienveillance au-delà de la mort. En l’habillant de ces ornements, l’artiste manifeste sa reconnaissance à l’ours. Puis, elle déploie la voûte céleste, créant un dialogue entre la Grande Ourse, le grand ours et sa grand-mère. Au sol, elle amène avec elle sous forme d’offrandes le territoire. Ainsi, elle rend un hommage vibrant à sa grand-mère, à l’ours, au vivant, à ce qui se déploie au-dessus de nos esprits et sous nos pieds.
Tiawenhk à Amélia Desjardins, technicienne en restauration de vêtements.
Sylvie Paré
Sylvie Paré (Wendat/Québécoise) est une artiste en arts visuels et muséologue originaire de Loretteville au Québec. Elle a été agente culturelle au Jardin des Premières-Nations du Jardin botanique de Montréal durant 20 ans, où la culture vivante et les arts visuels faisaient partie intégrante de la programmation culturelle. Comme commissaire invitée, muséographe et artiste, elle a réalisé l’exposition Oubliées ou disparues: Akonessen, Zytia, Tina, Marie et les autres à la Maison de la culture Frontenac en 2015. Actuellement, elle poursuit ses recherches artistiques sur la notion de legs et du caractère intime dans un contexte muséal. Elle est basée à Montréal.