Philippe Côté, Étant donné la ruine du viaduc Berri et l’établissement de la bibliothèque, que faut-il prévoir de plus… qu’où donc ?, 2001. Œuvre réalisée dans le contexte de la grande manœuvre ALICA – Alliance pour la circulation de l’art, un projet collectif du 3e impérial. Photo d’archive, 3e impérial, centre d’essai en art actuel.

ALICA – Alliance pour la circulation de l’art

  • En ligne
  • Ville: Granby

ARTISTES :
Yves Gendreau
Ronald & Richard et Clément Côté
Danyèle Alain
Philippe Côté
Christian Barré
Patrick Beaulieu
Doyon/Demers
Marie-Christiane Mathieu

Le 15 juin dernier, plusieurs artistes du projet collectif ALICA, réalisé en 2001, étaient présents au 3e impérial pour le lancement du micro-site web ALICA – Alliance pour la circulation de l’art, diffusé en ligne à l’époque et maintenant intégré au site web du 3e impérial.

« ALICA, entreprise audacieuse et inédite, par succession ininterrompues de projets infiltrants : huit contextes différents répartis dans [cinq] régions du Québec [et sur le web]et reliés entre eux par effet de cyber-reportages diffusés en direct sur le Web. Huit projets singuliers, rassemblés sous la bannière d’un acronyme inventé de toutes pièces, alliance pour la circulation de l’art : s’allier pour affirmer avec force une façon de faire, pour désigner des pratiques. Huit artistes et huit œuvres qui se sont incrustées, immiscées, déployées, incluant l’implication d’individus et de collectivités qui, par la qualité de leur présence et de leur contribution, ont participé au sens profond de ces actes d’art. Huit manœuvres en quête d’un territoire. »*

*Danyèle Alain, « De lentes traversées en patientes infiltrations : la quête de nouvelles aptitudes et attitudes », dans la publication ALICA, Alliance pour la circulation de l’art, 3e impérial, 2003.

En 2001, un trio de reporters, surnommé le bureau volant impérial (BVI), avait été mandaté pour suivre le travail des artistes et témoigner quasi « en direct », en diffusant un cyber-reportage sur le web, le jour même de la tenue de chacun des huit événements clôturant les œuvres des artistes, entre le 9 septembre et le 4 novembre 2001 :
 
Yves Gendreau – Chantier JAL #367, le parc de l’antenne
Ronald & Richard et Clément Côté – Chaire observatoire de l’entrepreneurship
Danyèle Alain – Sculpture de chemin
Philippe Côté – Étant donné la ruine du viaduc Berri et l’établissement de la bibliothèque, que faut-il prévoir de plus… qu’où donc ?
Christian Barré – Réfléchir par hasard pour un espace public agile
Patrick Beaulieu – La battue
Doyon/Demers – Veuves de chasse – Petits récits
Marie-Christiane Mathieu – Monument du vide, un work-in-progress

D’un point de vue sociétal, les connotations du préfixe cyber ont depuis évolué dans le temps. De la fin des années 1990 au début des années 2000, il se prononce avec le souffle de l’utopie et la volonté de la libre circulation de l’information. Le cyberespace de cette période relève de l’imaginaire spatial et sous-entend la connexion entre les personnes, les idées.  Après une certaine lassitude et un délaissement de son utilisation au tournant des années 2010, le cyber des années actuelles persiste dans un champ lexical axé sur le contrôle et la stratégie (ex. cybersécurité, cyberattaque). En réintroduisant le terme dans son vocabulaire quotidien, le 3e impérial tire parti de ce décalage et se livre, avec une pointe d’humour, non seulement à un exercice de remémoration mais encore, il pose un geste de résistance utopique en le rapprochant de sa sémantique popularisée à l’ère de la démocratisation d’internet.

Le 15 juin dernier, plusieurs artistes du projet collectif ALICA, réalisé en 2001, étaient présents au 3e impérial pour le lancement du micro-site web ALICA – Alliance pour la circulation de l’art, diffusé en ligne à l’époque et maintenant intégré au site web du 3e impérial.
 
« ALICA, entreprise audacieuse et inédite, par succession ininterrompues de projets infiltrants : huit contextes différents répartis dans [cinq] régions du Québec [et sur le web] et reliés entre eux par effet de cyber-reportages diffusés en direct sur le Web. Huit projets singuliers, rassemblés sous la bannière d’un acronyme inventé de toutes pièces, alliance pour la circulation de l’art : s’allier pour affirmer avec force une façon de faire, pour désigner des pratiques. Huit artistes et huit œuvres qui se sont incrustées, immiscées, déployées, incluant l’implication d’individus et de collectivités qui, par la qualité de leur présence et de leur contribution, ont participé au sens profond de ces actes d’art. Huit manœuvres en quête d’un territoire. »*
 
*Danyèle Alain, « De lentes traversées en patientes infiltrations : la quête de nouvelles aptitudes et attitudes », dans la publication ALICA, Alliance pour la circulation de l’art, 3e impérial, 2003.
 
En 2001, un trio de reporters, surnommé le bureau volant impérial (BVI), avait été mandaté pour suivre le travail des artistes et témoigner quasi « en direct », en diffusant un cyber-reportage sur le web, le jour même de la tenue de chacun des huit événements clôturant les œuvres des artistes, entre le 9 septembre et le 4 novembre 2001 :
 
Yves Gendreau – Chantier JAL #367, le parc de l’antenne
Ronald & Richard et Clément Côté – Chaire observatoire de l’entrepreneurship
Danyèle Alain – Sculpture de chemin
Philippe Côté – Étant donné la ruine du viaduc Berri et l’établissement de la bibliothèque, que faut-il prévoir de plus… qu’où donc ?
Christian Barré – Réfléchir par hasard pour un espace public agile
Patrick Beaulieu – La battue
Doyon/Demers – Veuves de chasse – Petits récits
Marie-Christiane Mathieu – Monument du vide, un work-in-progress
 
D’un point de vue sociétal, les connotations du préfixe cyber ont depuis évolué dans le temps. De la fin des années 1990 au début des années 2000, il se prononce avec le souffle de l’utopie et la volonté de la libre circulation de l’information. Le cyberespace de cette période relève de l’imaginaire spatial et sous-entend la connexion entre les personnes, les idées.  Après une certaine lassitude et un délaissement de son utilisation au tournant des années 2010, le cyber des années actuelles persiste dans un champ lexical axé sur le contrôle et la stratégie (ex. cybersécurité, cyberattaque). En réintroduisant le terme dans son vocabulaire quotidien, le 3e impérial tire parti de ce décalage et se livre, avec une pointe d’humour, non seulement à un exercice de remémoration mais encore, il pose un geste de résistance utopique en le rapprochant de sa sémantique popularisée à l’ère de la démocratisation d’internet.
 
Un entretien entre Stéphanie Lagueux, une des artisanes du BVI de 2001, et Marie-Claude De Souza, codirectrice du 3impérial permet de saisir toute la pertinence des cyber-reportages dans la démarche actuelle de coproduction/diffusion du 3e impérial.
 
La publication ALICA – Alliance pour la circulation de l’art, sortie en 2003, est aussi disponible. Inclut des textes d’Alain-Martin Richard, de Sonia Pelletier et Danyèle Alain, ainsi que des huit artistes composant le projet collectif ALICA.
Année de publication : 2003
Format : 20 x 28 cm 
112 pages (ill. coul et n/b)
Français et anglais
ISBN 2-980-55637-5-7
Prix : 29,95$ (frais d’envoi en sus)

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