Quand l’art prend le dessus
Il est 8h30. Mon café est encore brûlant, mais mon esprit est déjà envahi par la liste des choses à faire : finir le rapport de subvention, répondre aux courriels, commander le vin pour le vernissage de jeudi…
Puis, j’ouvre la porte de l’atelier de création.
Le silence habituel est brisé par un bruit de ponceuse et une odeur de résine. Thomas Niman, en résidence ici depuis trois semaines, ne m’a pas entendue entrer. Iel est en plein travail sur sa structure monumentale, un projet qui a donné du fil à retordre à notre équipe technique la semaine dernière.
C’est là que je le réalise à nouveau : c’est ça, la magie de notre centre.
À l’extérieur, nous sommes une OBNL, une entité, une structure administrative. Mais à l’intérieur, nous sommes un incubateur de rêves, un lieu de « bricolage » intellectuel et matériel où l’artiste se sent libre de tester, d’échouer, et finalement, de créer.
Hier encore, j’étais stressé(e) par la documentation à produire. Aujourd’hui, en voyant cette œuvre prendre forme, je comprends que mon rôle n’est pas seulement de gérer des dossiers, mais de protéger cette bulle de création.
Prochainement au centre :
Ne manquez pas le vernissage de l’exposition « Fragments » de Thomas Niman, le 14 mai prochain à 17h. Venez découvrir le résultat de ces heures de labeur et de passion.