Regard pragmatique sur les centres d’artistes
Catherine Lalonde
Le Devoir
13 janvier 2026
Historiquement, ces centres ont permis l’émergence d’une culture de l’expérimentation et du risque, c’est-à-dire un terrain propice aux questionnements, à la contestation, où l’institution elle-même pouvait être pensée comme une œuvre en devenir, entend-on dans la narration.
On compte aujourd’hui une quarantaine de centres d’artistes financés par le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), dans pratiquement tout le Québec.
Récemment, le CALQ, dans son Rapport de diffusion des arts visuels de janvier 2024, indiquait que « la raison d’être première du centre d’artistes, c’est le public », relate dans ses mots la directrice du Regroupement des centres d’artistes autogérés du Québec, Catherine Bodmer. « Comment on en est arrivés à définir un centre d’artistes par rapport à une mission qui serait purement dans la diffusion, purement dans le service aux citoyens ? » demande-t-elle, encore étonnée.
« L’artiste est au cœur du centre d’artistes. C’est ça, sa première raison d’être », croit-elle.