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La campagne électorale où la culture est audible
« C’est la première fois que je vois des préoccupations de la culture trouver un tel écho dans l’espace public durant une campagne électorale ». Éric Lord, directeur de Culture Mauricie et travailleur culturel depuis 1998, n’est pas seul à faire ce constat. Si la culture est toujours un mot surutilisé en campagne, ses enjeux ne sont jamais dans les priorités ni au cœur des débats. Pourtant, cette année, la culture ne se laisse pas oublier. Que se passe-t-il ?
« C’est vrai que la culture n’est pas la grande oubliée habituelle de cette campagne », confirme Madwa-Nika Cadet, députée de Bourrassa-Sauvé pour le Parti libéral du Québec (PLQ) et porte-parole de l’opposition officielle en matière de culture jusqu’à la dissolution de l’Assemblée nationale.
Éric Lord voit deux explications. D’abord, les enjeux de la culture se retrouvent au cœur de l’actualité.
La guerre commerciale avec les États-Unis, l’échec des négociations de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) pour des raisons culturelles, l’intelligence artificielle générative ou la lutte au GAFAM, autant de sujets où l’angle culturel est important.
On peut ajouter aussi les changements aux sorties scolaires culturelles, aux achats de livres dans les écoles, ou la crise des arts qui a secoué le Québec au début de 2025.
Tous ces sujets peuvent être politisés, et prennent alors une nouvelle valeur dans les débats politiques.