Crédit photo : Photo: Marie-France Coallier / Le Devoir L’édifice Belgo

Fiançailles à trois au Belgo

Jérôme Delgado
Le Devoir
17 janvier 2026

À une extrémité du 4e étage du Belgo, édifice du centre-ville de Montréal qui abrite une pléthore de diffuseurs en art actuels, un bruit de scie ne trompait pas en ce début d’année. Un chantier était en cours. Celui-ci rapprochera plus que jamais trois centres d’artistes (Skol, Arprim, CIRCA) et fera apparaître l’un d’eux aux côtés des deux autres, déjà voisins. Il ne s’agit pas d’un simple réaménagement de locaux, mais de la première brique d’une éventuelle fusion.

« On est fiancés, illustre Florent To Lay, directeur de Skol, en entrevue en compagnie de ses consœurs de CIRCA, Émilie Granjon, et d’Arprim, Julie Métivier. C’est possible de rompre des fiançailles, ce qu’on ne souhaite pas, mais c’est possible. C’est vraiment cette image : on se fiance avant de se marier. [On verra] comment se passe la cohabitation, qu’est-ce qu’on y gagne, [si] on va plus loin. »

Faire front commun, le trio de diffuseurs en discute depuis quelque temps. Si le projet d’immobilisation qui a failli les faire quitter le Belgo en 2025 et s’expatrier au nord de la ville ne s’est pas concrétisé, il a ouvert la voie à cette autre aventure. Les statuts ne changent pas — les trois entités restent locataires, gardent leurs identités et activités respectives, y compris la galerie Popop, source de revenus autonomes pour CIRCA. La visite, cependant, se fera à partir d’une seule entrée (la porte 444) et prendra la forme d’un parcours. « Le mot d’ordre, c’est l’accueil, résume Florent To Lay. Comment on accueille les artistes, les projets, les gens. »