Culture Montréal annonce 37 propositions pour propulser le Québec dans un monde en mutation

 À l’aube de l’élection québécoise et dans un contexte particulièrement tendu dans les relations commerciales avec les États-Unis où la culture et le français sont, à juste titre, confirmés comme des ancrages identitaires non-négociables, Culture Montréal présente l’édition 2026 de sa plateforme culturelle La culture fait campagne, dévoilée hier en primeur lors de son cocktail des membres.

À chaque élection, Culture Montréal fait de sa plateforme de recommandations un outil de représentation et d’intervention politique dans le débat public. Celle travaillée dans le cadre des élections provinciales d’octobre prochain regroupe 37 propositions qui portent une vision ambitieuse du rôle des arts et de la culture dans le développement du Québec.

« Le Québec est à un moment charnière. Pendant que notre culture doit tenir tête à des géants étatsuniens aux moyens colossaux, nous ne pouvons plus nous permettre de laisser le secteur culturel dans l’état de fragilité où il se trouve actuellement. Notre culture est notre super pouvoir : c’est notre capacité à exister, à raconter nos histoires et à enrichir notre territoire et sa métropole, qui est en jeu. Le prochain gouvernement doit choisir de défendre sans relâche l’exemption culturelle dans les négociations commerciales et d’investir massivement dans la culture. », affirme Emmanuelle Hébert, directrice générale de Culture Montréal.

Principales préoccupations

Un financement à la hauteur des ambitions culturelles du Québec

Culture Montréal recommande au prochain gouvernement d’actualiser la politique culturelle de 2018 Partout, la culture et de viser d’ici quatre ans une cible budgétaire de 3% qui inclut l’ensemble des dépenses en culture ainsi qu’une indexation annuelle intégrée.

La prise en compte des intérêts du secteur culturel dans les négociations et conventions internationales 

Les préoccupations du milieu culturel québécois doivent être entendues et protégées, tant dans le cadre des discussions sur la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles que dans la renégociation du traité de libre-échange (ACEUM); et ce, alors même que la protection des contenus québécois, particulièrement francophones, est directement menacée.

Des mesures concrètes pour démocratiser la culture

Les sommes allouées à La culture à l’école, aux sorties scolaires et à l’achat de livres doivent être protégées et dédiées exclusivement à la culture. Ces mesures sont des maillons essentiels du continuum entre culture et éducation : elles permettent aux jeunes de développer leur pensée critique, leur curiosité et leur imaginaire, tout en créant un contact durable avec les œuvres et les créateurs d’ici.

Cultures autochtones

Il est primordial de structurer le financement des actions au niveau du soutien de programmes linguistiques communautaires, des écoles d’immersion linguistique ou de la numérisation et la diffusion des langues. Surtout, il est nécessaire de garantir aux peuples autochtones la pleine gouvernance et l’entière responsabilité quant à cette gestion.


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