La GMAQ lance ses 12 thèses pour filer le social


Au printemps 2025, sous la pression du secteur culturel, les milieux politiques québécois et
canadiens ont lancé différents chantiers sur la question du filet social pour les artistes. Si, du
côté fédéral, cette préoccupation semble être disparue du viseur toujours plus écocide du
gouvernement Carney, au Québec le milieu poursuit sa mobilisation autour de cette question.

Comme la Grande mobilisation pour les arts au Québec l’a maintes fois rappelé, les artistes ont parmi les plus précaires de la société, avec un revenu moyen sous le seuil de la pauvreté et une absence d’accès à des programmes sociaux. Les programmes actuels des bailleurs de fonds en culture provoquent une course perpétuelle au financement et ne permettent pas d’assurer un revenu continu. Il est donc impératif d’instaurer un cadre de protection socio-économique qui englobe les artistes dans le réseau de la solidarité nationale.

La GMAQ contribue à la discussion en partageant aujourd’hui ses 12 thèses pour filer le social, un document de lutte pensé par les artistes et pour les artistes. Il est le résultat de la journée d’échanges « Filer le social », organisée par la GMAQ à l’automne 2025 qui s’est déroulée simultanément dans 5 villes québécoises. 12 thèses comme autant de principes qui devraient guider la mise en place d’un filet social juste, équitable et axé sur un principe d’excellence collective plutôt que sur la valorisation de la seule performance individuelle.

Dans la lignée des autres enjeux qu’elle a défendus ou portés, la GMAQ croit que notre société est mûre pour qu’émergent les mesures nécessaires à la dignité des artistes. Nous voulons nourrir aujourd’hui cette réflexion et nous sommes prêt·es à nous mobiliser à nouveau pour que des solutions concrètes soient déployées à cet égard. La précarité est un échec collectif. La combattre sera nécessairement un effort collectif.

La GMAQ