Trames composites + Karen Trask

  • Vernissage le dimanche 25 janvier à 14h
  • Lieu: Salle Alfred-Pellan de la Ville de Laval
  • Ville: Laval

 

Où s’entrelacent les expériences
Artistes : Alissa Bilodeau, Cindy Dumais, Ryth Kesselring et Laïla Mestari.
Commissaire : Julien St-Georges Tremblay

L’exposition Trames composites vous invite à plonger dans les univers créatifs de 4 artistes québécoises – Alissa Bilodeau, Cindy Dumais, Ryth Kesselring et Laïla Mestari. Elles manipulent des fibres et d’autres tissus avec une approche singulière qui outrepasse des schémas techniques habituels pour ouvrir de nouvelles perspectives. Ces « débordements », qu’ils soient matériels ou symboliques, dialoguent avec la tradition tout en offrant des explorations audacieuses et libérées.

Ramaillés dans un même espace, les quatre univers artistiques proposent des expériences formelles, métaphoriques et sensorielles. Les quatre univers se rencontrent, créant une expérience où se mêlent formes, métaphores et sensations. À travers les mailles de cette exposition, vous découvrez des objets intrigants, des récits identitaires, de nouvelles visions des écosystèmes et des ponts entre diverses disciplines créatives. Tapisseries en bas-relief, installations, sculptures, intégrations sonores et éléments vivants se côtoient pour donner vie à cette multiplicité qui fait la richesse de Trames composites. C’est l’occasion d’explorer des assemblages textiles qui façonnent aujourd’hui l’art contemporain, portés par quatre artistes dont les démarches se croisent pour offrir une réflexion sur la complexité du monde.

— Julien St-Georges Tremblay, commissaire

Feuille par feuille, maille après maille
Artiste : Karen Trask

Karen Trask présente Les arbres de Pénélope, une relecture du roman Ulysse de James Joyce, ainsi que du mythe de Pénélope. Attendant le retour d’Ulysse, l’héroïne de l’Odyssée défait chaque nuit la toile tissée le jour précédent pour se mettre à l’abri des ennuis et gagner du temps.

La notion de temps est primordiale dans l’œuvre de Karen Trask, dont le travail souligne l’importance du geste lent et répétitif pour donner vie à l’œuvre, au fil du temps. L’expérimentation d’anciennes techniques propres aux arts textiles, dont le filage, le tissage et la fabrication du papier, fait partie intégrante de sa façon de faire de l’art. Ce choix rappelle d’ailleurs le travail fait par les femmes qui, depuis plus de 20 000 ans, ont contribué de façon trop souvent anonyme à l’histoire et à la culture. Le matériau privilégié par l’artiste est le papier, support invisible et souvent ignoré de l’écriture.

Les arbres de Pénélope propose une série de dessins textiles en forme de lettrines – un véritable alphabet des arbres irlandais fabriqué à partir des pages du roman de Joyce. Adoptant la technique ancestrale japonaise du shifu, l’artiste a transformé toutes les pages du roman en fils de papier. Elle détourne ainsi l’attention des mots et de leur signification pour la recentrer sur les matériaux. Les textes redeviennent textiles.