Prises dans les contours d’une vague
Célia Beauchesne et Edmond Rochette Pelletier
- Sortie de résidence à 16h30
- Lieu: Atelier de l’Île
- Ville: Val-David
Résidences de création et d’exploration
En collaboration avec l’université Concordia et l’organisme 1001 pots
Du 3 au 12 août
Célia Beauchesne
La pratique de Célia Beauchesne se déploie à la croisée de la céramique, de la fibre et de l’estampe. Ce qui l’intéresse : les tensions entre nature et artifice, entre ordre et chaos, entre la rigueur d’un procédé et la liberté du hasard. Ses œuvres tiennent ensemble le mouvement, la mémoire et la transformation.
Pour sa résidence à 1001 Pots, elle poursuivra une recherche engagée durant sa maîtrise à Concordia : faire dialoguer la céramique et l’impression, en traitant la glaçure et l’encre comme deux couches alchimiques parallèles. Son projet : créer une série de pièces murales en porcelaine qui fonctionnent à la fois comme matrices sculptées et comme surfaces d’impression monotype.
Chaque plaque (ornée de reliefs taillés, de détails en colombin, de cadres ornementaux) sera d’abord façonnée, puis imprimée à la sérigraphie à l’aide d’engobes colorés, avant une dernière intervention au four. Les glaçures, les cires de réserve et les pochoirs viendront enrichir la surface, révélant une image à la fois végétale, abstraite et profondément vivante.
Les visiteurs pourront observer cette alchimie en direct : la matière qui reçoit l’image, le feu qui fixe l’imprévisible.
Étudiante à la maîtrise en arts visuels de l’Université Concordia.
Edmond Rochette Pelletier
Lors de cette résidence, Edmond Rochette Pelletier consacrera son temps à une question aussi simple que radicale : et si la gravité devenait outil de sculpture ?
Son projet prend racine dans une recherche sur le mouvement et la notion de chute. À l’aide d’étampes faites à la main — des sculptures à part entière — larguées en chute libre sur des plaques d’argile engobées, il cherche à inscrire dans la matière le mouvement lui-même : la trajectoire, l’impact, l’imprévisible.
Les premiers jours seront consacrés à la fabrication de ces étampes céramiques. Puis viendra le temps de l’expérience : lancer, laisser tomber, observer ce que la chute grave dans l’argile. Chaque marque est unique, chaque trace, un accident maîtrisé. Les plaques seront ensuite cuites, conservant l’empreinte vivante de chaque geste.
Étampes et plaques seront présentées ensemble, comme un ensemble témoignant de l’expérience : la cause et la trace, le corps et son ombre. Une façon alternative de sculpter, où c’est la gravité, et non la main, qui imprime la forme finale.
Étudiant à la maîtrise en arts visuels de l’Université Concordia.