Camille Jodoin-Eng et Sabrina Forget-Matte + Le croche-pied

  • Vernissage le jeudi 5 novembre à 17h
  • Lieu: L'Écart
  • Ville: Rouyn-Noranda

Sabrinarina Forget-Matte
Terra Néréïde: inter corpora

Originaire de Val-d’Or et intimement attachée au territoire, aux paysages, aux forêts de sa région d’origine, Sabrina Forget-Matte cherche à marier cette nature brute à sa personnalité éclatée. Il ne s’agit donc pas de reproduire une nature qui sait déjà créer la beauté et l’équilibre, mais de s’en inspirer pour en proposer une version transformée, fantasmée, une version qui permet de cultiver son enfant intérieur et de célébrer l’expérience unique de la vie. À l’aide de bandelettes de plâtre fixées sur de la cage à poule, l’artiste crée des formes organiques rappelant à la fois des éléments du corps et de la nature. Une couche de peinture vive et de vernis s’ajoutent pour donner une dimension ludique et combien attirante.

Féministe dans l’âme et lassée de se contenir dans les cadres qu’on a pu lui imposer, Sabrina embrasse une posture maximaliste et refuse de se limiter. « Si je peux en faire plus, je vais en faire plus », annonce-t-elle. Ainsi, l’univers qu’elle propose est excessif, coloré, fantaisiste, parfois suggestif, toujours réjouissant. Au cours de deux semaines de résidence, l’artiste se consacrera à la création de nouvelles œuvres dans le but de bonifier son exposition Terra Néréïde afin qu’elle occupe tout l’espace possible. Sabrina construit un environnement immersif se répandant jusqu’au sol dans un jeu de textures et d’accumulation à travers lequel le public pourra déambuler comme dans une forêt de plantes, de fleurs, de corail, de bonbons… et de ce qu’il voudra bien y voir.

— Texte de Gabrielle Izaguirré-Falardeau

Camille Jodoin-Eng
CHLOROS EVERMORE

Camille Jodoin-Eng crée des espaces de recueillement, des portails à traverser pour naviguer entre le réel et l’intangible. Par le jeu des miroirs et des reflets, elle évoque les images et le monde qui existent en nous, que l’on visualise sans accéder pour autant à leur incarnation physique. Dans une démarche intuitive et personnelle, elle nourrit un langage de symboles et capture dans l’abstraction les observations, les pensées, les émotions qui ne sauraient se traduire verbalement. Soucieuse de soigner l’environnement et intéressée par le lien qui unit chacun de ses éléments, l’artiste cultive une pratique sculpturale faite d’installations qui allient le travail du verre et le recours aux matériaux trouvés sur son chemin, oubliés dans les poubelles ou ailleurs.

Camille pense chaque exposition comme un espace singulier pour encapsuler une période de sa vie, un état d’esprit, une partie de son corps imaginé comme une ville à cartographier. Inspirée par la nature et désireuse de créer un lieu invitant à la curiosité et à l’exploration, elle propose une exposition en marge du temps qui court, composée d’œuvres diverses comme autant de destinations à découvrir en déambulant parmi elles, de la même façon qu’on parcourt des sentiers en ouvrant notre regard aux richesses d’une forêt. Une grande toile d’araignée faite de fils électriques et de billes de verre, des fleurs de verre au cœur de caissons lumineux, un arbre où poussent des symboles sur un sol couvert de miroirs… Dans une esthétique délicate, intime, appelant au calme et à l’intériorité, l’artiste réfléchit à la cohabitation de la vie et de la mort. Sans offrir de réponse, elle songe à notre finitude en tant qu’humains et au sort que l’on réserve à la planète. Surtout, elle trouve refuge dans l’apaisement généré par la certitude que celle-ci nous survivra.

— Texte de Gabrielle Izaguirré-Falardeau

Le croche-pied
Événement-bénéfice des membres de l’Écart
Finissage de l’exposition-bénéfice + vente des tableaux: Vendredi 4 décembre — 5 à 8

Le pied carré, c’était bien 
Vraiment bien 
Peut-être un peu trop 
 
Voici Le croche-pied 
Un événement Bad painting 
Mauvaise peinture à l’honneur 
 
Même esprit solidaire 
Même objectif.
 
Une exposition de tableaux plus ou moins exemplaires. 
Des œuvres un peu maladroites. 
Douteuses. 
Un peu insistantes. 
Improbables, libres. 
Ou juste… moyennes. 
Et c’est très bien comme ça. 
 
Laissez-vous emparer par la force créatrice du Bad painting. 
Faites-le pour l’Écart.

Après 14 ans d’existence et une dernière édition des plus joyeuses et fructueuses du Pied Carré, l’Écart se renouvelle avec l’événement-bénéfice Le croche-pied. Avec cette nouvelle formule plus brute et ludique, nous sortons de cette zone de confort qu’était devenu le Pied carré. Y reviendrons-nous un jour? L’avenir nous le dira. Mais cette année, on fait un petit croche-pied à la tradition et nous vous invitons à réinventer avec nous ce grand rendez-vous annuel.

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