Symphonie sur un même souffle d’Eugénie Cliche, vernissage le vendredi 9 octobre à 19h à La Centrale

présentation d’artiste
samedi 10 octobre, 15h

Pendant que le désir monte et que le temps passe, vous appréciez la cadence. Vous en oubliez le pouvoir, la guerre et la violence. Vous ne pensez plus à rien… Vous vous dites à vous-même que la vie n’est pas toujours si compliquée… Plus tard, vous applaudissez avec ferveur. Les larmes aux yeux, vous constatez qu’il est encore possible de s’amuser…

Succession de tableaux-performances auto-suggestifs où la contemplation laisse place tant à la surprise, qu’aux coïncidences bizarres, aux incohérences et aux coups de théâtre fumants. Le visible tourne alors à l’énigmatique, tandis que le merveilleux devient une source de crainte tel un film de Walt Disney désarticulé. En poussant les limites de la subversion en territoire habité, on assiste à une analyse de la condition humaine entre gêne et honte, bonheur exaltant, cynisme dérisoire et malaise poliment acceptable. Une vidéo qui fait référence tant à  la cinématographie qu’à la culture de masse et à la mémoire collective. Les saynètes exhibées peuvent faire penser tantôt à un vidéoclip tantôt à une publicité, un jeu vidéo, au tournage d’un film XXX, un clin d’œil parodique à la télé réalité…

Eugénie Cliche (eugeniecliche.com) est une artiste qui partage sa vie et son travail entre Québec et St-Lambert. Depuis les dernières années, elle construit un univers vidéographique débridé qui confond performance, photographie et vidéo. Alliant le ludique, le dérisoire, l’ironique et le pathétique à une certaine violence, elle questionne au passage, la portée et l’impact de l’image candide véhiculée par notre société et les médias. À ce jour, sa vidéographie a été présentée dans divers contextes et festivals au Canada et à l’étranger tel que la France, le Maroc, la Croatie, le Japon, la Pologne et la Macédoine. Eugénie Cliche est co-fondatrice et membre active du collectif Les Fermières Obsédées (www.fermieresobsedees.com) dont les performances insufflent une indiscipline au genre de l’art action depuis 2001.

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