Stéphanie Béliveau en résidence à Sagamie

De l’intimité au réel. C’est le titre d’un court essai portant sur mon travail, écrit par Jean-Émile Verdier en 2007. Ces quelques mots synthétisent à eux seuls l’essence de ma pratique. Comment exprimer plastiquement l’intensité de l’expérience ressentie au contact du réel ?
 
Après avoir pendant des années, exploré la représentation symbolique pour exprimer les émotions ressenties au contact du réel, je sens aujourd’hui le besoin de changer de registre de représentation. Je veux déplacer mon attention vers le point de contact lui-même, la rencontre, le point de friction. Où, quand et comment ce phénomène devient conscient ? Je veux démontrer, par des preuves matérielles (objets d’art), l’effectivité de cette rencontre entre l’intime et le réel.
 
Cette démarche marque un changement important dans mon processus de création. Sachant que toute nouvelle praxis nécessite de nouveaux gestes et de nouveaux outils, je remarque que pour mes récentes recherches j’ai recours de plus en plus souvent aux technologies numériques. Ma résidence à Sagamie va me permettre d’explorer plusieurs possibilités au niveau de l’impression numérique, en plus d’expérimenter différentes façons d’intégrer ces images à mon travail. J’espère revenir à Montréal avec la maîtrise d’un nouveau médium et l’amorce de nouveaux projets.
 
Née à Québec, Stéphanie Béliveau obtient un baccalauréat à l’Université Concordia en 1991 et une maîtrise en arts visuels à l’Université du Québec à Montréal en 1993. Elle remporte en 1997 le Prix Pierre-Ayot décerné par l’AGAC et la Ville de Montréal. À ce jour, elle a réalisé une quinzaine d’expositions individuelles et a participé à plus de vingt expositions collectives. Ses œuvres ont été présentées au Québec, ailleurs au Canada (Toronto, Vancouver) et à l’étranger (Barcelone, Paris et Prague). Maintes fois ses projets ont obtenu le soutien du Conseil des Arts et des Lettres du Québec, ainsi que du Conseil des Arts du Canada. Elle a créé en 2008 une œuvre importante dans le cadre du Programme d’Intégration des Arts à l’Architecture, pour le nouveau Pavillon Bellini de l’université McGill. Ses œuvres font partie de nombreuses collections publiques et d’entreprises. Mentionnons la collection du Musée des Beaux-Arts de Montréal, du Musée national des Beaux-Arts du Québec, de la collection Prêt d’œuvre d’art de ce même Musée, ainsi que les collections de la Banque Nationale du Canada, de Power Corporation et du Trust Général du Canada. Le travail de Stéphanie Béliveau est représenté par la Galerie Simon Blais, à Montréal.
 
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