Michel Daigneault, Jay Isaac et Shirley Wiitasalo, exposition jusqu’au 1er mai à la Galerie d’art Stewart Hall

La Galerie d’Art Stewart Hall est fière de présenter l’exposition Glissement d’espaces, mettant en vedette les oeuvres de trois artistes torontois, Michel Daigneault, Jay Isaac et Shirley Wiitasalo. Bien que chaque artiste utilise un mode d’expression distinct, ils offrent tous un dialogue continu entre l’abstraction et la figuration. En s’interrogeant sur ces catégories spatiales, ils effacent les frontières et offrent de nouvelles définitions aux pratiques picturales.

 

Michel Daigneault explore et défie les forces sociales existantes en nous présentant des oeuvres qui sont, à première vue, plutôt subtiles. Ce qui est implicite ou proposé dans les oeuvres, souvent renforcé par les titres de celles-ci, exerce une ambigüité dans les couleurs et les formes. L’artiste crée un récit, offrant des références picturales à la nature ou à l’environnement urbain, puis soudainement il interrompt l’intrigue. Séduit par l’oeuvre, le spectateur se perd dans celle-ci, en flux avec les perspectives en mouvance. Ce glissement dans l’espace est aussi accentué dans les peintures nuancées avec brio de Jay Isaac. Les soupçons de paysage et d’arrangements floraux qui semblent jaillir des coups de pinceaux fougueux de certaines oeuvres se fondent aussi vite dans le flou de la texture et de la couleur. L’objet et le sujet oscillent en abandon. Dans le cas de Shirley Wiitasalo, le glissement dynamique entre le mimétisme et l’imagination, l’absence et la présence, l’inertie et le mouvement, définit ses peintures en offrant une vision à la fois insaisissable et puissante. Les surfaces voilées suggèrent la présence de formes cachées; la déception est intensifiée par la nature suspendue de l’espace pictural.

Chacun de ces trois artistes se réjouit du fait que la surface peinte est, et a toujours été, un espace illusoire – un concept de la réalité dans lequel les glissements et déplacements d’un état à un autre sont souvent imprévisibles et intangibles. Peut-être est-ce entre les intervalles, entre l’intérieur et l’extérieur de l’espace, que les identités convergent et révèlent une nouvelle façon d’être.

Dans la Salle de Projet : Elisabeth Picard : Structures laminaires
Sculpteure montréalaise / artiste de la fibre, Elisabeth Picard explore le monde des phénomènes naturels à travers ses structures organiques. La complexité et la fluidité de ses formes séductrices reflètent la relation entre la croissance et la métamorphose. Il y a un sentiment de fragilité dans ses constructions minutieuses qui crée une tension; peut-être est-ce un commentaire sur la vulnérabilité de notre existence? Picard possède une maîtrise de l’Université Concordia où elle enseigne les fibres.

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