Mario Bergeron et Emmanuelle Jacques, exposition du 5 mars au 3 avril à la Maison de la culture Mercier

ARRÊT SUR IMAGE – FAIS CE QUE TU VEUX
Sérigraphies sur papier – Impressions au pochoir
de
Mario Bergeron

Rencontre avec l’artiste : le samedi 12 mars à 18h

Depuis une vingtaine d’années, le travail en création visuelle de Mario Bergeron s’articule autour de la définition de l’image. C’est par l’exploration et la maîtrise de divers procédés méthodiques liés au design, à l’illustration publicitaire, à la peinture, à la photographie et aux arts d’impression qu’il élabore le champ de son registre visuel.

Au cours des dernières années, la révolution de l’image technologique issue de la culture cybernétique et mise à l’avant-plan par les nouveaux médias transforme le support d’expression de son langage visuel. Il réalise des collages (ou montages virtuels) à partir d’une banque d’images, constituée de photographies numériques et d’images de synthèse combinées à des illustrations plus documentaires. Ces compositions sont transposées sur papier par des procédés d’impressions spécialisés comme la photosérigraphie ou l’estampe numérique.

C’est ainsi que pris forme la série ARRÊT SUR IMAGE – Regard sur la nouvelle affiche multimédiatique, établissant un parallèle entre la diversité de moyens d’expressions utilisés par «l’underground press» et ceux de la culture médiatique actuelle. Cette série de 20 affiches a été réalisée à l’Atelier Graff de Montréal au cours des années 2007 et 2008.

La série récente FAIS CE QUE TU VEUX | URBAN CULTURE est un projet qui rassemble, pour l’instant, huit tableaux réalisés en atelier de 2009 à aujourd’hui. L’artiste explore la fascination qu’exerce sur son travail de création l’imagerie du mouvement street art / graffiti. Ces tableaux réalisés par impression au pochoir à l’aide de peinture en aérosol combinent et superposent images, signes et symboles, créant de multiples effets de palimpsestes. Des matrices de pochoirs permettront au public de comprendre les étapes de fabrication de ses tableaux.

MARIO BERGERON :
Né en Beauce, l’artiste vit et travaille à Montréal depuis 1984. Designer diplômé du Collège Marie-Victorin en 1987, il poursuit des études en arts visuels à l’Université du Québec à Montréal. Ses travaux en design sont rapidement remarqués et couronnés lors de deux concours nationaux : Canada Fur Fashion Awards (1987) et Dubonnet-Design (1988).

Son travail de création comprend la réalisation d’illustrations publicitaires (Tsù International; Lyse Spénard; Pretty Talk inc.; Claude Gagnon), la conception de costumes pour diverses compagnies de théâtre ou de danse (Théâtre Denise Pelletier; Théâtre de la Maintenance; La La La Human Steps; département de scénographie UQAM) de même que le design de kiosques (Tsù International) et de vitrines (Artefact Montréal, 1992-97).

Ses recherches en conception graphique et en histoire l’art l’amène à la pratique de la peinture et de la photographie. Ses productions artistiques sont présentées au sein de plusieurs expositions individuelles ou collectives, tant à Montréal qu’en région, et ce depuis 20 ans. Depuis 2007, Mario Bergeron est membre imprimeur-éditeur à l’Atelier Graff. Où il se consacre à l’exploration des techniques de l’estampe traditionnelle et contemporaine. Il est représenté par la Galerie Zéphir de Montréal.


«Dans la tentative d’achever une tâche interminable, celle de cartographier des territoires que je sais trop vastes et appelés à se modifier sans cesse, je poursuis un «work-in-progress» qui confronte l’absurdité de la condition humaine. Je m’intéresse à la géographie, à la cartographie, à l’urbanisme, à la théorie de la dérive, à la psychogéographie, aux flâneurs du XIXe siècle, aux grandes explorations, à la toponymie, à l’astronomie, à la conquête spatiale, bref, à tout ce qui touche au concept de territoire.» E. Jacques
L’exposition présente différents projets de cartographies de territoires tant réels qu’imaginaires. L’œuvre la plus ancienne remonte en 2004, la vaste majorité des œuvres étant créées depuis 2009. Dans son parcours, l’artiste questionne la véracité des cartes géographiques en tant que représentations déformées du monde et revendique l’élaboration, à juste titre, d’une cartographie ouvertement subjective de son territoire.  Son projet sur l’imagerie spatiale de l’univers lui fournit également le support d’une réflexion sur la nature de l’art imprimé. En parallèle, son projet réalisé autour d’un atlas toponymique lui offre de mettre en lumière la poésie des noms de lieux.
Dans ses cartographies, l’artiste peaufine une esthétique particulière au langage géographique par le truchement du dessin, de l’art imprimé et du traitement  numérique de l’image. Ces œuvres sur papier s’articulent sous la forme de séries (Lieux communs : Une toponymie poétique, 2011; Une  cartographie subjective, 2010; Cartographie spontanée, 2010; Les étoiles de Babel – Panorama #3, 2009), d’installations (1250 différents points de vue sur l’univers, 2010) ou de livres d’artiste (Terre des hommes, 2009; Itinéraires, 2004). 

Emmanuelle Jacques :
Détentrice d’un DEC en arts plastiques (Collège de Sherbrooke, 2000) et d’un Baccalauréat en arts visuels (École des arts visuels et médiatiques, UQAM, 2004), Emmanuelle Jacques a complété sa formation en suivant plusieurs ateliers de perfectionnement en reliure, photogravure, manière noire, typographie et presse typographique, traitement numérique de l’image, et ce principalement à Montréal chez Atelier Graff et chez Atelier Circulaire. Sa candidature a été retenue pour des Résidences de création, parmi lesquelles : Échange Graff/Winnipeg (2006), Guest Renter Program (Open Studio, Toronto, 2010) et Programme d’échanges transcanadiens de l’Atelier Graff (Atelier Imago, Moncton, 2011 à venir).
Cette jeune artiste nous présente sa quatrième exposition individuelle faisant suite à celles présentées aux Centre culturel de Verdun (2010), Centre d’exposition du Vieux-Presbytère, Saint-Bruno-de-Montarville (2009), Centre socio-culturel de Brossard (2008). Antérieurement, elle participe à des expositions collectives d’intérêt dont, en 2008, chez Galerie Wilder & Davis, Montréal et chez Center for Contemporay Printmaking, Norwalk, États-Unis (Footprint International Print Exhibition) et, en 2006, à la Galerie Graff ainsi qu’à l’Atelier Circulaire. En 2009, elle réalisait en duo avec Mathieu Jacques une œuvre extérieure en art public S’exposer aux intempéries, Atelier Graff. La même année, Les Éditions Cardinal, Montréal publiait son travail dans Les Annales du FAS, tome 1 : Le Quotidien délirant; tome 2 : Vers un nouvel exotisme; tome 3 : Le Continent de plastique. On retrouve ses œuvres à la Bibliothèque et Archives nationales du Québec et au sein de collections privées. Emmanuelle Jacques est membre du conseil d’administration d’ARPRIM et membre active de Atelier Graff. L’artiste remercie Atelier Graff ainsi que Open Studio pour leur soutien.

 

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