Francis Montillaud et Clément de Gaulejac, vernissage le vendredi 3 décembre à 17h chez Occurrence

Salle 1
Francis Montillaud
Faux Fini : Le Reflet

L’installation Faux Fini : Le Reflet émerge de l’œuvre vidéographique Faux Fini, présentée dans plusieurs centres d’expositions au Canada.
 
Le projet de départ Faux Fini émane d’une élaboration de procédés narratifs développés à partir d’une leçon d’anglais. Un récit est créé par le montage d’extraits sonores provenant des voix de trois acteurs, soit le maître et ses deux élèves, plus précisément une fille et un garçon. À travers ces voix, l’artiste veut susciter des états émotionnels – la joie, la tristesse, la dépression et la colère – en exploitant des thèmes précis : l’argent, le succès, la consommation, la culture de masse, le spectacle, les rapports de pouvoir et la violence. Par ces manipulations sonores, un univers spectaculaire surgit, inspiré des modes de fonctionnement du divertissement, de la propagande et du travestissement.
 
L’installation Faux Fini : Le Reflet va plus loin. Les trois personnages présents dans la vidéo, inspirés de quelques clichés télévisuels, occupent maintenant l’espace de la galerie. Au cœur de l’installation, un dispositif de rétroprojection offre à voir le reflet de ce triangle dramatique. Faux Fini : Le Reflet exploite la transparence par l’éclat de son appareillage de projection, mais aussi en divulguant ses propres stratégies de mise en spectacle afin de rapprocher le spectateur du moment de création. L’artiste inscrit ce projet dans une perspective d’œuvre d’art totale qui utilise des technologies nouvelles et désuètes appartenant aux arts visuels, au théâtre, au cinéma, à la communication et à la publicité.
 
Francis Montillaud vit et travaille à Montréal. Sa pratique oscille entre l’installation, la sculpture, l’image en mouvement et l’image fixe. Son plus récent travail a été présenté à la Galerie Sans Nom (Moncton), à la place Gérald Godin (Montréal, métro Mont-Royal), à l’Oeil de Poisson (Québec), à la Galerie d’art de Matane et au Centre d’exposition de Val d’Or. En 2007, il réalisait une installation dans le bassin de la Place des Arts, à Montréal ainsi qu’une résidence vidéo au Laboratoire d’art à Toronto. Son travail vidéographique a été présenté au Canada, en France ainsi qu’au Maroc. En mars 2006, il a présenté une installation vidéo aux Abattoirs de Toulouse en France. Il a participé à plusieurs événements collectifs (Manifestation internationale d’art 3 de Québec, 2005 ; Champ Libre, Montréal, 2004). Montillaud est en outre actif dans le milieu du théâtre. Il a réalisé la conception vidéo de la pièce Ailleurs, un spectacle multimédia sur l’immigration de Kevin McCoy. À l’automne 2011, vous pourrez voir son travail au centre d’exposition CIRCA (Montréal).
Blog : http://vimeo.com/16586188

 

Salle 2
Clément de Gaulejac
3 Canons

Quand Clément de Gaulejac doit définir sa pratique artistique en quelques mots, il choisit de la désigner comme post-conceptuelle. Si l’on peut définir l’art conceptuel comme un « resserrement de l’œuvre autour de son propre énoncé », l’artiste considère qu’une partie de l’art post-conceptuel, conscient des acquis extraordinaires de ce resserrement, tente cependant de lui donner un peu de lousse. C’est dans cette filiation historique, à la recherche ambitieuse d’un dénouement possible, que se situent les enjeux des trois œuvres de l’exposition. Comment concilier l’héritage esthétique de la ligne claire d’Hergé avec celui des protocoles documentaires de l’art conceptuel ? Quel espace pour une critique de la critique institutionnelle institutionnalisée ? Comment relancer le sens des icônes en évitant le double piège de l’idolâtrie et de l’iconoclasme ? C’est le régime forcément polyphonique de ces questionnements que l’artiste cherche à faire entendre au travers des trois canons de l’exposition, les drapeaux de Buren (vidéo), Fonds (toiles) et une sélection des dessins du Livre Noir de l’Art Conceptuel.

Clément de Gaulejac est un artiste multidisciplinaire qui vit à Montréal depuis une dizaine d’années. Son travail a été diffusé au Centre Dare-dare (2007) et à la Galerie B-312 (2006) ainsi que dans plusieurs expositions collectives (Atelier Punkt, 2009 ; Charles S. Scott Gallery, Vancouver, 2006 ; Galerie SAW, Ottawa, 2006). Il tient un blog, L’eau tiède, que l’on peut consulter à partir de son site Internet (www.calculmental.org). En décembre 2010, il publie le Livre Noir de l’Art Conceptuel aux éditions Le Quartanier.
Site Internet : www.calculmental.org
Blog : http://eau-tiede.blogspot.com/index.html

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