Exposition de Mathieu Beauséjour à la galerie Eponyme de Bordeaux en France

Eponyme a le plaisir de vous convier au vernissage de l’exposition personnelle de Mathieu Beauséjour qui aura lieu le Jeudi 5 Mai à partir de 18h en présence de l’artiste venu spécialement de Montréal pour l’occasion.

Dans ses installations et interventions, Mathieu Beauséjour fait usage des codes du langage révolutionnaire pour interroger la manière dont il peut être réactivé dans le contexte socio politique et économique contemporain. Le détournement artistique et conceptuel qu’il opère à partir des traces d’une ferveur passée, traduit une double volonté d’en éprouver les effets subsistants à l’ère post révolutionnaire et de réactualiser un désir sociétal de changement toujours vif, en regard du système capitaliste souverain actuel.
La démarche de Mathieu Beauséjour sex maintient cependant à l’écart de toute exploitation activiste de l’art par la politique (et réciproquement). Il lui préfère une pratique du décalage où les effets de ces deux champs de force se confrontent dans un jeu d’hommage ironique et de référencement critique.

Mathieu Beauséjour s’inspire notamment dans son travail d’une référence incontournable dans la démarche d’émancipation opérée par une partie du milieu intellectuel québécois, durant la période d’après guerre, pour contrer le dogme catholique et le parti conservateur de Maurice Duplessis soucieux de maintenir un monde de traditions et de contraintes morales : Le refus global, manifeste artistique signé par Paul-Emile Borduas, est publié à Montréal par les Automatistes en 1948 dans une première édition limitée à 400 exemplaires dont la circulation fut immédiatement interdite par les instances du pouvoir de l’époque. Se pose la question d’une résonnance actuelle de ce discours libérateur face à la nouvelle religion capitaliste et la mondialisation en cours.

Stéphanie Dauget

 Les oeuvres choisies pour Grande Noirceur proviennent de plusieurs projets d’installations et d’interventions réalisées au cours des dernières années. Ces pièces nous parlent de l’Histoire, celle d’un peuple, celles des peuples et de leurs révoltes. Elles nous parlent aussi d’un désenchantement et d’un déplacement des préoccupations à l’ère de la mondialisation. Lorsque l’Histoire devient histoire, lorsqu’elle est plus près de nous, nous pouvons nous l’approprier et la raconter autrement.

Mathieu Beauséjour

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