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Kara Skylling, Maude Arès et Massimo Guerrera

Vernissage le jeudi 8 septembre à 18h à la Galerie d’art Stewart Hall

Kara Skylling
Rapprochements

La Galerie d’art Stewart Hall est heureuse de présenter dans sa Salle de projet l’exposition Rapprochements, qui présente le travail récent de l’artiste Kara Skylling. Les dessins géométriques de l’artiste, délicats et précis, révèlent une sensibilité qui va au-delà de la forme. Les jeux de lignes sont à la fois subtils et complexes; les lignes se chevauchent et s’évitent, laissant les devants aux espaces négatifs. En redonnant à ces derniers une importance souvent délaissée, Skylling se questionne sur les notions de rapprochements, d’amour et d’absence.

S’inspirant notamment des écrits de l’autrice bell hooks et de la linguiste et psychanalyste Julia Kristeva, Skylling se questionne sur le langage de l’amour. Ainsi, avec ses représentations abstraites, l’artiste tente de représenter des idées inexprimables. En donnant par exemple une place importante aux espaces négatifs, elle constate que le besoin d’amour se fait souvent sentir quand il est absent. Dans certaines compositions, des demi-cercles découpés à même le papier semblent être connectés. Ils sont rapprochés mais ne se touchent pas. Ils nous rappellent le manque, le désir, mais aussi, le besoin d’espace et d’individualité.

Le langage visuel développé par Kara Skylling est précis et soigné. Grâce à la simplicité des compositions, des motifs répétitifs sur fond de grilles et de l’utilisation d’une seule couleur par dessin, notre attention ne peut être dirigée que vers les détails. Chaque élément se dépose sur le papier avec soin, telle une méditation entre absence et présence, positif et négatif.

Kara Skylling est originaire de Pittsburgh en Pennsylvanie. Elle et vit et travaille maintenant à Montréal. Elle détient un baccalauréat en arts visuels (fibres et design textile) de la Tyler School of Art of Temple University en Philadelphie, et a complété une maitrise en peinture et dessin à l’Université Concordia en 2022.

Jeudi 6 octobre, 14 h : Atelier-conférence Surfaces entremêlées (Réservation requise)

 

Provoquer | États fluides : entre la dureté du faire et la délicatesse des fards à joues
Maude Arès et Massimo Guerrera
Commissaire : Marthe Carrier

La Galerie d’art Stewart Hall est heureuse de présenter Provoquer | États fluides : entre la dureté du faire et la délicatesse des fards à joues, en collaboration avec le Conseil des arts de Montréal et la Galerie B-312, qui, pour célébrer son trentième anniversaire, a invité Maude Arès, une artiste de trente ans et Massimo Guerrera, un artiste de trente ans de carrière, à explorer le temps comme matière de la pratique.

Ils ne se connaissaient pas avant cette invitation. De cette inconnaissance même, se traçaient les premiers ancrages de leur proposition. Des promenades, dans les alentours de leurs ateliers, ont posé l’amorce d’un travail collaboratif. À même ces déambulations, ces apprivoisements, la cueillette d’objets est devenue une manière de questionner les vitalités matérielles, leurs transformations et axes de circulation.

Ces objets oubliés, abandonnés, jonchant les abords d’une rue ou d’une voie ferrée, sont toujours chargés. Ils transportent leur histoire propre, mais ils en acquièrent une nouvelle, dès lors qu’ils sont choisis puis ordonnancés. Ramenés dans l’espace d’atelier, ils s’entremêlent à l’argile, au bois, à l’huile, aux bouts de ficelle, déjà amassés. Dans ces regards attentifs aux silences et aux bruits des choses, des découvertes. Fluidité, fragilité, malléabilité. Dureté, rugosité, résistance.

Dans ce continuum de temps, de matières et d’espaces, des complicités s’installent. Les artistes trient, classent, soignent, façonnent et assemblent ces presque rien. Au cours de ce processus fluide de collaboration, des liens invisibles se tissent. Souffle, présence. Deux pratiques, deux artistes, en croisée. De ces moments-échanges, émergent des sculptures-fluides, des sculptures-suspendues et des sculptures-outils, ces dernières servant à tracer de grands dessins-paysages qui se déploient dans l’espace de la galerie.

Ces objets poétiques sont éminemment politiques. Que révèlent ces friches jonchées de débris ? À quel moment un objet devient-il un cercle de vie plutôt qu’un rebut ? De quelle manière et que consommons-nous ? En quoi cet acte de collecte et d’assemblage devient-il un marqueur de temps, singulier, extensible et compressible à la fois ? Que recèle cette proposition modulée à quatre mains, dont la forme n’est jamais définitive, toujours en mouvement ?

À la Galerie d’art Stewart Hall, dans la poursuite de cette exploration sur les formes collaboratives, les artistes invitent à leur tour l’une des commissaires du projet, Marthe Carrier, à prendre part au dialogue et à s’immiscer dans la mise en espace de l’installation.