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Adam Basanta, The Unknown Future Rolls Towards Us (detail), 2019. Crédit photo : Timo Jaworr

Adam Basanta et Mathieu Lévesque

Vernissage le dimanche 21 novembre à 14h à la Salle Alfred-Pellan

Salle Alfred-Pellan

« Futurité » et architectures d’objets hybrides 

Inspiré par la nécessité de transformer nos habitudes afin d’assurer la survie de notre espèce, Adam Basanta a construit des systèmes à partir d’objets domestiques recyclés, de technologies automatisées et de matières organiques et vivantes pour révéler une vision complexe et ambigüe de l’avenir. Avec ses promesses de modes de vie plus durables qui laissent aussi présager un cataclysme imminent, l’exposition Futurs possibles mêle si bien utopies et dystopies qu’on en vient à ne plus pouvoir les distinguer. Par des connexions absurdes mais plausibles entre design de meuble fonctionnaliste, technologies de la maison intelligente, survivalisme fantaisiste, pratiques agricoles DIY, intelligence artificielle et apprentissage en ligne, Basanta spécule sur la volonté des humains de façonner et esthétiser ce qui les entoure, tout en mettant en relief les limites tragiques de leur imagination lorsqu’il est question de changer le monde. Et s’il nous incitait à penser le futur autrement?

Mathieu Lévesque
Les vases communicants
Foyer

Double conversation de la ligne

Pour l’artiste Mathieu Lévesque, la liberté de peindre n’est jamais totale et entière car la forme du support impose nécessairement des limites physiques et physiologiques à la composition. L’artiste cherche à se jouer des contraintes inhérentes au cadre rectangulaire. L’exposition Les vases communicants réunit deux corpus d’œuvres : Les Fugitifs et Puzzle 3. Ces tableaux construits autour d’une même prémisse, soit celle d’une synergie entre l’intérieur et l’extérieur de la forme, se structurent grâce à la double fonction de la ligne qui sert autant à tracer qu’à délimiter. En effet, pour la série de tableaux Puzzle 3, réalisée à partir de toiles non rectangulaires récupérées et de type shaped canvas, la ligne se fait plus discrète au profit de formes peintes en all-over, chacune composée de texture et de couleur distinctes. Pour la série Les Fugitifs, la présence de la ligne se fait plus évidente. Elle se trace très librement, dans une gestuelle automatique, mais son déploiement sur la surface est toutefois freiné dans sa course par les limites du cadre.

À l’évidence, ces deux corpus permettent de prendre la pleine mesure d’un processus de création, où l’action de peindre ou de construire des tableaux est intimement liée à la matérialité de la peinture et à son rapport à l’espace.