Anahita Norouzi et Clément de Gaulejac récipiendaires des prix de la Fondation Grantham pour l’art et l’environnement

Anahita Norouzi

Anahita Norouzi est une artiste multidisciplinaire irano-canadienne de Montréal. Détentrice d’une maîtrise en arts visuels de l’Université Concordia, elle s’intéresse aux questions de déplacement en lien avec des notions comme celle de l’apatridie et de l’hybridité. Depuis deux ans, en collaboration avec le Centre de recherche sur la biodiversité de l’Université de Montréal, elle développe un projet de recherche sur les dimensions écologiques, culturelles et sociales des questions migratoires sous l’angle des plantes non-indigènes qui sont apparues au Québec dans le prolongement des flux migratoires des populations. Sur le plan artistique, ses travaux intègrent la photo, la vidéo, la sculpture, l’installation, le texte et les dossiers d’archive. La Fondation accorde une bourse de création de 10 000 $ à l’artiste, assortie d’une résidence d’un mois au pavillon de la Fondation.

Clément de Gaulejac

Artiste, illustrateur et auteur de plusieurs livres, Clément de Gaulejac vit à Montréal. En 2017, il a soutenu, dans le programme Étude et pratique des arts à l’Université du Québec à Montréal, une thèse intitulée Tu vois ce que je veux dire ? Illustrations, métaphores et autres images qui parlent. Depuis quelques années, les questions environnementales sont au cœur de son travail. Cette préoccupation s’exprime notamment sous la forme de l’affiche politique et de l’exposition. Dans le cadre de sa résidence d’un mois à la Fondation Grantham, Clément de Gaulejac écrira un article visant à mettre en lumière, analyser, voire remettre en question un certain nombre d’images visuelles et de métaphores servant à représenter la question écologique. La Fondation Grantham lui accorde une bourse de recherche de 5 000 $.

Piloté par Johanne Lamoureux, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en Muséologie citoyenne, le jury d’attribution des bourses, réunissait les expertises de Sophie Bélair-Clément, artiste et professeure à l’Université du Québec en Outaouais, Jean-François Bélisle, directeur et conservateur en chef du Musée d’art de Joliette, Suzanne Paquet, directrice du Département d’histoire de l’art et d’études photographiques de l’Université de Montréal et Bénédicte Ramade, critique, chercheure et commissaire indépendante spécialiste des enjeux de l’anthropocène.

Reconnue comme organisme cultuel de diffusion auprès du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts du Canada et comme organisme de bienfaisance par les gouvernements du Canada et du Québec, la Fondation Grantham pour l’art et l’environnement a une double mission. D’une part, elle appuie les productions artistiques et la recherche sur l’art qui se mesurent aux défis environnementaux à l’ère de l’Anthropocène. D’autre part, elle veille à la promotion et à la diffusion de ces activités, notamment auprès des jeunes en milieu scolaire. Tout en portant une attention privilégiée au contexte québécois, la mission de la Fondation s’inscrit dans la rencontre des cultures à l’échelle nationale et internationale.

Quatre programmes de création, de recherche, de diffusion et d’éducation concrétisent la mission de la Fondation. L’intégration du volet éducatif au travail des artistes et des chercheurs constitue l’une des visées principales de la Fondation. Dans cette perspective, par le biais des arts visuels, les lauréats sont appelés à rencontrer et à travailler avec les jeunes dans le but de les aider à faire des choix éclairés face aux défis environnementaux.

Le pavillon de la Fondation a été conçu par l’architecte Pierre Thibault. Il est situé au bord d’une petite rivière, dans un boisé, à l’orée d’une forêt à Saint-Edmond-de-Grantham. Le site est à l’image des boisés et des forêts mixtes qu’on retrouvait au Québec au début du siècle dernier.

https://www.fondationgrantham.org/fr/lauratsaccueil2021

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