Ana Rewakowicz en résidence chez Sagamie

Ana Rewakowicz est une artiste multidisciplinaire née en Pologne et vivant présentement à Montréal. Elle détient un Baccalauréat en Arts Plastiques (BFA) du Ontario College of Art and Design de Toronto et une Maîtrise en Arts Plastiques (MFA) de l’Université Concordia de Montréal.  Elle travaille à partir d’éléments gonflables, habitacles ou vêtements qu’elle assimile à une «architecture» dite «portable» et explore les relations entre le corps, la temporalité et l’environnement.  Relevant de plusieurs disciplines comme l’invention, le design, l’architecture et la performance, son art a été largement diffusé à l’échelle nationale et internationale.  Ses plus récentes expositions incluent notamment, le Centre d’art contemporain CSW Laznia, de Gdansk en Pologne (2010), le Pori Art Museum de Finlande (2010), la Maison européenne de la photographie de Paris (2009), l’événement Freeze, d’Anchorage en Alaska aux États-Unis (2009), la Biennale de Liverpool au Royaume-Unis (2008), l’événement Stiftensen 3,14 de Bergen, en Norvège (2008), Manif d’art 4 – La biennale en arts actuel de Québec, Canada (2008), Waino Aaltosen Museo, Turku, Finland (2007), la Kunstverein Wolfsburg, Allemagne (2006), le Musée d’art contemporain de Montréal, Canada (2005) et ISEA 2004, le 12e symposium international d’art électronique de Tallinn en Estonie.

Ayant fait l’expérience de passer d’une culture à une autre, avec ce que cela comporte en termes d’adaptations linguistiques et sociales, je m’intéresse la notion d’état transitoire, et aux liens entre cet état et les questions d’identité et de sentiment d’appartenance, et le fait de vivre dans une société à développements globaux et technologiques. Depuis dix ans, j’explore ces questions au moyen d’objets gonflables qui épousent la forme de vêtements et d’habitations. Contrastant avec le caractère stable et massif de l’architecture et de la sculpture monumentale, mes costumes et mes structures sont mobiles, remplis d’air et réceptifs aux lieux et aux individus qui les activent. Me servant de matériaux tel le caoutchouc latex, le polyvinyle, le polyuréthane, le papier d’aluminium réversible, du tissu, des ventilateurs et des panneaux solaires, j’ai recours à la technologie pour créer des expériences intimes, mais paradoxalement publiques, qui sont formellement inspirées de leur fonction et de l’idée du parcours du nomade contemporain du déraciné.

 

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